Skip to content

Kidal : les suites d’une émeute

by sur 21 avril 2016

La tension  ne retombe pas à Kidal après la journée d’émeute en  début de semaine.

La CMA regroupant djihadistes et indépendantistes refuse d’endosser la moindre responsabilité dans les incidents.

La Minjusma tente de reprendre le contrôle de la situation.

Barkhane s’aperçoit qu’il est difficile d’arrêter d’anciens collaborateurs.

Et Ansar Dine refait parler de lui en  enlevant trois employés de la Croix Rouge (dont l’un aurait été libéré pour porter la revendication semble-t-il, car la nouvelle n’est pas confirmée par les informations ultérieures), qu’elle rendrait si on remet en liberté l’un des suspects arrêtés dans l’attentat qui a coûté la vie à trois militaires français…

Mali: Ansar Dine revendique l’enlèvement d’une équipe du CICR dans le Nord

Par RFI Publié le 21-04-2016 Modifié à 14:37

Au Mali, des nouvelles des collaborateurs de la Croix-Rouge internationale enlevés ce week-end dans le nord du Mali sont parvenues. Le groupe Ansar Dine affirme détenir les otages. Lors d’un appel téléphonique passé ce jeudi au bureau de l’AFP à Bamako, Nourredine ag Mohamed, un responsable du groupe islamiste a exigé la libération d’un homme arrêté il y a quelques jours par la force française Barkhane.

Un responsable du groupe islamiste Ansar Dine revendique l’arrestation des trois travailleurs du Comité international de la Croix-Rouge – CICR – dont on n’a plus de nouvelles depuis le 16 avril. Pour qu’ils recouvrent la liberté, Ansar Dine réclame d’abord la libération d’un élu de la région de Kidal, arrêté la semaine dernière par les forces de l’opération française Barkhane. Lors de son arrestation, Miyatène ag Mayaris servait de guide à l’équipe du CICR.

Le CICR de son côté ne se prononce pas pour le moment sur la revendication de l’arrestation. D’après nos informations, le Comité international de la Croix-Rouge attend des remontées d’informations.

En attendant, face à la colère d’habitants de Kidal accusant les forces françaises de l’opération Barkhane de procéder à des arrestations « arbitraires sur place » des élus ont pris l’initiative d’aider à trouver un terrain d’entente, d’une part pour que le calme revienne entre population civile et force étrangères, d’autre part pour obtenir la libération de toutes les personnes détenues.

Libération de l’un des membres du CICR enlevés samedi dans le nord du Mali

Source : RFI – Posté le 20/04/2016 

La Croix-Rouge a eu des nouvelles de ses trois membres qui étaient portés disparus dans le nord du Mali depuis samedi dernier. L’un des humanitaires a été libéré. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, les deux autres sont « retenus par une communauté » et des concertations sont en cours.

Au Mali, la Croix-Rouge a donc des nouvelles de ses trois employés portés disparusdepuis samedi 16 avril dans le nord du Mali. Le contact a été rompu près du village d’Abeïbara, alors qu’ils regagnaient leur base à Kidal.

L’un d’eux a donc été libéré et se porte bien, les deux autres sont toujours retenus selon le porte-parole de la Croix-Rouge à Bamako : « Il y a un de nos collaborateurs qui a effectivement été libéré et on en sait un peu plus maintenant sur les circonstances de la disparition de nos collègues. Il semblerait que les choses se sont passées dans la nuit de vendredi à samedi. Les forces françaises menaient des opérations dans la région où nos équipes campaient, nos équipes étaient accompagnées d’un guide. Il faut préciser que lorsque nous nous déplaçons dans le nord, où les conditions de sécurité sont assez difficiles, nous nous faisons toujours accompagner par des guides locaux. Il semblerait donc que lors de ces opérations, l’un de nos guides aurait été arrêté et c’est bien après que nos équipes sont parties de leur point de couchage vers Kidal ».

Valéry Mbaoh Nana ajoute : « C’est en cours de chemin qu’ils ont été abordés par quelqu’un qui était en moto et qui leur a demandé de le suivre, disant qu’il y a le responsable de la communauté qui souhaitait les rencontrer. Ils sont retenus quelque part, probablement par des responsables communautaires, mais nous en sommes encore à véritablement identifier qui sont ces responsables-là et nous avons engagé depuis samedi matin une série de concertations. Nous espérons donc rapidement pouvoir les avoir et pouvoir obtenir leur libération ».

D’après les informations de RFI, Malick ag Sibdiga est revenu avec une revendication des ravisseurs : Ils demandent la libération d’un guide de l’équipe du CICR arrêté par les forces françaises Barkhane. Les deux otages seraient plutôt bien traités.

Emeutes à Kidal : La Cma et la MINUSMA au bord de la rupture ?

Papa Sow (maliweb.net) -20 Avr 2016

C’était inimaginable il y a seulement quelques temps : les groupes armés de Kidal se retourner contre les soldats de la mission Onusienne (Minusma) et française (Barkhane). Pourtant, c’est ce qui est arrivé dans la journée du lundi 18 avril dernier, quand tel un ouragan, une meute de femmes et de jeunes kidalois, s’est déchaînée contre les deux forces, l’une est à Kidal pour la sécurisation des civils et de la mise en œuvre de l’accord de paix ; l’autre, qui a aussi ses quartiers dans la localité, dédie sa présence dans le cadre d’une traque (au Sahel) des terroristes et autres trafiquants d’armes.

C’est justement l’arrestation, il y a quelques jours, d’individus soupçonnés de faire un trafic d’armes de guerre, qui a, selon toute vraisemblance, détérioré le climat pacifique qui a jusque-là existé entre les populations de la localité et les deux forces étrangères préférées à l’armée malienne. En effet, l’on se rappelle le retournement spectaculaire prise par l’opération Serval, qui, après les étapes de Douentza, Gao et Tombouctou,  a mis de côté les éléments de l’armée malienne avec lesquels l’opération de la libération a commencé, le 10 janvier 2013.

A l’époque, toutes sortes d’idées étaient avancées pour justifier la mise à l’index des Fama pour l’étape de Kidal. «Avec ce qui était arrivé, il faut craindre que l’entrée de l’armée malienne à Kidal, ne donne lieu à des actes de représailles sur la population civile», entendait-on sur certaines bouches. D’autres disaient, du temps où il vivait encore que le vieux Attaher Ag Intalla, «l’Amenokal de Kidal, ne fait pas confiance à l’armée malienne et souhaite la présence des forces étrangères pour assurer la protection des populations de Kidal, 8è région du Mali. Depuis cette date, on a pratiquement déroulée le tapis rouge à Kidal, pour les soldats de Serval et ceux de la Minusma.

Tout se passait bien ; chacun s’adonnait à ses propres activités ( ?), en évitant de poser tout acte qui peut mécontenter l’autre. Depuis plus de trois ans, Kidal est géré dans ce semblant d’entente (tacite) entre d’une part les mouvements armés réunis au sein de la Cma, et de l’autre les forces étrangères.  Qui ont rarement été inquiétées dans leurs bases kidaloises, à part, les soucis émanant du coté du chef du mouvement terroriste Ansar Dine. Lequel n’a jamais accepté l’accord signé et à travers différentes manifestations promettait de mener le ‘Jihad’ contre les forces étrangères…

 Rupture d’un pacte ?

C’est de toute évidence ce qui vient d’arriver. En cause ? Les soldats de la force Barkhane dont le tort a été le fait d’avoir interpellés des individus, soupçonnés d’activités illicites, plus exactement de trafic d’armes ; Mais qui sont ceux qui ont été interpellés par les militaires français ? Quelles sont leur véritable identité et attache ? C’est le but des émeutes du lundi ; une manifestation qui visait à reprocher à la force Barkhane l’arrestation d’enfants de la localité, des membres bon teint du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). Conséquence ?

La journée du lundi, a été des plus chaudes à Kidal où la cible était les anciens partenaires de Barkhane et de la Minusma. En effet, des manifestants très agités ont battu le pavé toute la journée dans la ville. Et, malgré l’opposition des casques bleus, l’aéroport de la ville placé sous la surveillance de la Minusma, a été vandalisé. Dans la foulée, des tirs à balles réelles sont partis ; deux jeunes manifestants sont fauchés et dix autres blessés.

Mais à ce stade, les soldats de la Minusma ne reconnaissent pas être les auteurs de ces balles assassines. Le communiqué qu’elle a publié suite à ces incidents douloureux, n’a, visiblement pas trop convaincu la Coordination des mouvements de l’Azawad. La Cma, dans une déclaration au ton très dur, exige à ce qu’une «enquête soit diligentée sur les circonstances exactes de ces tristes événements». Avec cette situation, il faut craindre une nouveau raidissement de la situation sécuritaire, au moment où tous les regards sont tournés actuellement vers le cantonnement, la démobilisation et l’intégration et/ou insertion des ex combattants des groupes armés.

Evénement de Kidal : Les mouvements armés écartent toute responsabilité

Le Républicain – Posté le 20/04/2016

    Après la manifestation des femmes et des jeunes de Kidal contre l’opération Barkhane et la Minusma, le calme était  revenu hier  mardi dans la ville. Selon les responsables de la CMA, “les groupes armés ne sont ni de près ni de loin impliqués dans la manifestation d’hier (lundi, Ndlr)”.

C’est une marche improvisée par une partie de la population et non une marche organisée par les mouvements. C’est une marche de protestation contre les arrestations opérées par la force Barkhane. La marche, au lieu de se diriger vers la caserne de Barkhane, s’est dirigée vers l’aéroport (l’aviation). Et la Minusma, qui n’est nullement impliquée dans les arrestations dénoncées. La marche a ensuite dégénéré”, a expliqué hier au micro de Studio Tamani, Ambéry Ag Rhissa.

Une rencontre était prévue hier  après-midi entre la Minusma, la force Barkhane et les groupes armés présents à Kidal. L’objectif était de “situer les responsabilités et évoquer les questions de sécurité dans la localité”.

L’arrestation de présumés poseurs de bombes met le feu à Kidal

RD – L’Indicateur du Renouveau – mardi 19 avril 2016  

Une manifestation des populations de Kidal contre la Minusma et de la force Barkhane a dégénéré, faisant deux morts et 4 blessés hier matin. Selon certaines sources, ces violences font suite à l’arrestation de plus d’une douzaine de personnes depuis le début du mois par les forces onusiennes et françaises dans la localité dans le cadre de l’enquête sur l’explosion d’une mine la semaine dernière qui a couté la vie à des militaires français.

Joint au téléphone par nos confrères de Studio Tamani, un habitant de Kidal a expliqué que « Les raisons qui ont poussé les gens à manifester c’est surtout les multiples arrestations au niveau de Kidal et dans les contrées en dehors de cela il y a aussi les traitements que subissent les gens de la part et de la Minusma et de Barkhane. Donc les gens ont manifesté à leur place habituelle qui est voisine de l’aéroport tenu par la Minusma, donc certainement les gens se sont trop approchés d’eux en scandant des slogans hostiles à la Minusma et à Barkhane. 

En un instant tout a basculé, ils ont commencé à tirer sur les gens il y a eu au total six blessés dont trois enfants de moins de 17 ans. Et deux sont décédés parmi les enfants ».

Il a continué que « Nous, nous ne savons pas ce qui a provoqué les tirs. Ce n’est pas la première fois, ça ne serait pas peut-être la dernière fois non plus ».

Selon la Minusma, des manifestants se sont introduits par effraction hier matin vers 10 heures sur la piste de l’aéroport, en mettant le feu aux installations sécuritaires. Toujours selon la Minusma la piste d’atterrissage de Kidal est un élément essentiel pour l’approvisionnement de l’aide humanitaire, le soutien aux populations locales, ainsi que pour les opérations de la Minusma et des forces partenaires. Dans son communiqué, la mission onusienne ne confirme pas les victimes et indique que les informations données par certains média sont actuellement en cours de vérification.

Quant aux mouvements armés, ils ont «confirmé les événements qui selon ses responsables ont coûté la vie à deux manifestants. La CMA a condamné les violences nées de cette manifestation et lancé un appel immédiat au calme et à la retenue. Elle a aussi demandé à la Minusma de diligenter une enquête immédiate pour identifier les auteurs des tirs mortels contre les manifestants. »

Ces violences font suite à l’arrestation de plus d’une douzaine de personnes depuis le début du mois par les forces onusiennes et françaises dans la localité dans le cadre de l’enquête sur l’explosion d’une mine la semaine dernière qui a couté la vie à militaires français.

Une manifestation contre Barkhane dégénère à Kidal

Par RFI Publié le 18-04-2016 Modifié le 19-04-2016 à 03:56

Des manifestations ont dégénéré, lundi 18 avril, à Kidal, dans le nord-est du Mali. Des femmes et des jeunes ont manifesté contre les forces étrangères présentes sur le terrain qu’ils accusent d’avoir arrêté « arbitrairement » des civils et des combattants touareg. Deux civils ont été tués.

Dans la matinée de lundi, à Kidal, des femmes en colère rejointes par des jeunes, ont pris d’assaut la piste de l’aéroport de la ville pour dénoncer des arrestations « arbitraires » de civils et de combattants par les forces étrangères présentes sur le terrain, à savoir les militaires français de l’opération Barkhane.

Sur leurs banderoles, on peut lire, en français « Nous sommes fatiguées des arrestations arbitraires de nos enfants ». Depuis quelques jours, selon les sources de RFI, l’opération française Barkhane a interpellé au moins trois personnes à Kidal et dans les environs.

Les femmes qui s’y opposent se sont donné rendez-vous à l’aéroport, sécurisé non pas par des militaires français, mais par des casques bleus. Pour elles, c’est du pareil au même : ce sont des étrangers. Des jeunes ont vite rejoint les femmes lorsque des casques bleus tentent de disperser ces dernières.

Rapidement, les manifestants ont mis le feu aux installations sécuritaires de la mission de l’ONU sur place. Ensuite, des jeunes ont violemment apostrophé des casques bleus et des coups de feu ont été entendus.

Selon des informations recueillies par RFI, il y a eu au moins un mort. Almou Ag Mohamed, l’un des porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) précise qu’il y a eu deux morts et accuse les casques bleus d’avoir « ouvert le feu ».

Cependant, dans un autre communiqué, un autre porte-parole de la CMA confirme, certes, les deux morts et évoque les blessés, mais demande plutôt une enquête pour identifier les auteurs de ces tirs mortels, avant de condamner la destruction d’importantes infrastructures aéroportuaires de la Minusma.

Du côté de la Mission de l’ONU au Mali, on appelle au calme. Dans un communiqué, la Minusma confirme les incidents graves de Kidal et précise que sur les cas de décès, les enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités.

Une réunion d’urgence entre la Minusma et la CMA, la Coordination des mouvements de l’Azawad, était prévue, ce lundi après-midi, pour faire le point sur ce qui s’est passé à l’aéroport de Kidal.

Kidal: L’aéroport de la ville est pris d’assaut par les manistants Pro MNLA

18 avril 2016 Ibrahima DIA AlerteFlash Info

Suite aux arrestations de certains combattants du MNLA par Barkhane la semaine dernière, les autres combattants déguisés en civils accompagnés par quelques femmes et enfants ont manifesté ce lundi. Ils ont  pris d’assaut l’aéroport de la ville et ont attaqué les installations de la MINUSMA dans la ville en brûlant les groupes électrogènes de la force onusienne. Selon de nombreuses sources, les forces étrangères auraient tiré à balles réelles sur des manifestants, deux personnes seraient mortes et une dizaine des blessés.

Berger Dicko

18 avril 2016 vers 20h (heure française)

Le berger vient de l’apprendre depuis les quartiers Aliou et Etambar fr Kidal : la minusma et Barkhane déclarés persona non gratta. Les meneurs de la manif de ce matin contre les deux organisations était pilotée par Assi, la mère du fameux AG Wadossene, Zina Wallet Alladi le premier chef rebelle des années 60. Elle est aussi l’épouse Cheickh AG Haoussa. La troisième amazone est une certaine Wallet Erlaaf.
Cause de cette saute d’humeur serait due à l’arrestation par Barkhane de certains officier du HCUA.

Le berger s’interroge sur la capacité de Alghabass à maîtriser ses ouailles si c’est pas lui même qui est derrière tout ça.

Kidal : Deux morts et quatre blessés dans une manifestation contre la force Barkhane

Aboubacar DICKO – Posté le 18/04/2016      

De sources locales, plusieurs proches de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont manifesté, lundi 18 avril vers 9 heures, contre la force anti-terroriste française, Barkhane. « C’est pour protester contre les arrestation et perquisition arbitraires menées par Barkhane depuis plusieurs jours », a affirmé un manifestant joint au téléphone.

Cependant, la manifestation a vite basculé dans la violence entre les jeunes et la MINUSMA, présente à Kidal depuis trois ans. « Les manifestants se sont dirigés vers l’aéroport et ont commencé à secouer les fils barbelés qui entourent la piste, c’est alors que des agents de la MINUSMA ont fait des tirs de sommations », explique un habitant de la ville ajoutant qu’ils (les manifestants) sont même parvenus à accéder à la piste d’atterrissage et ont commencé à répondre par de jets de pierre aux tirs de sommation de la mission onusienne et à saccager des installations.  « C’est à ce moment qu’elle (La MINUSMA, ndlr) a tiré en notre direction », ajoute un autre manifestant selon qui il y aurait deux manifestants tués et quatre autres blessés.

Dans un communiqué rendu public, la mission de l’ONU au Mali a confirmé que « ses installations sécuritaires ont été saccagées » avant de rappeler que l’aéroport de Kidal « est un élément essentiel pour l’approvisionnement de l’aide humanitaire, le soutien aux populations locales, ainsi que pour les opérations de la MINUSMA et des forces partenaires ». Sur le bilan, le communiqué précise que « ces informations sont en cours de vérification », mais confirme toutefois avoir eu des échos selon lesquels il y a eu « des victimes parmi les manifestants ».

Le mardi 12 avril, des hommes armés dont des responsables militaires du MNLA avaient été arrêtés par Barkhane dans la région de Kidal après trois de ses militaires aient été tués, la même semaine, dans l’explosion de leur véhicule. Depuis, des populations accusent Barkhane de perpétrer des arrestations et perquisitions « arbitraires ».

COMMUNIQUE DE PRESSE

Manifestation ce matin à Kidal

Bamako, le 18 avril 2016 – Un rassemblement s’est déroulé ce matin à Kidal.

Des manifestants se sont introduits par effraction vers 10h sur la piste de l’aéroport, zone d’accès restreint, saccageant et mettant le feu aux installations sécuritaires.

La piste d’atterrissage de Kidal est un élément essentiel pour l’approvisionnement de l’aide humanitaire, le soutien aux populations locales, ainsi que pour les opérations de la MINUSMA et des forces partenaires.

Certains médias font état de victimes parmi les manifestants, ces informations sont actuellement en cours de vérification.

La MINUSMA est en contact avec les autorités maliennes et les leaders des communautés locales, ainsi que ceux de la société civile, dans le but d’apaiser les tensions et de comprendre les circonstances des événements qui ont dégénéré ce matin.

En toute transparence, la MINUSMA communiquera sur cet événement ultérieurement.

La rédaction 

Des tensions entre forces françaises et la population locale à Kidal

Source: aa.com – Posté le 18/04/2016         

La population locale a manifesté, lundi, contre les “arrestations arbitraires” orchestrées par l’opération française, Barkhane, depuis la mort de trois soldats français dans l’explosion d’une mine le 12 avril

AA/ Kidal (Nord Mali)/ Mohamed Ag Ahmedou-Baba Ahmed

Une foule en colère a manifesté lundi à Kidal contre les “arrestations arbitraires” orchestrées par l’opération française Barkhane, a appris Anadolu de sources locales concordantes.

Plusieurs dizaines de manifestants se sont dirigés lundi en fin de matinée, vers le camp de l’opération française Barkhane (intervenant au mali depuis août 2014), à Kidal, pour contester les “arrestations arbitraire orchestrées par cette opération depuis le 12 avril”, date de l’explosion d’une mine dans le Nord malien, ayant coûté la vie à trois soldats français, ont précisé à Anadolu des témoins oculaires.

S’acheminant vers l’aéroport de Kidal où se trouve le camp de Barkhane, la foule a été visée par des tirs de sommation de la part des soldats de la Mission onusienne, Minsuma, ont précisé les témoins, contactés par téléphone depuis Bamako, ajoutant que les tirs ont atteint plusieurs manifestants dont deux auraient perdu la vie et plusieurs auraient été gravement blessés. Ce bilan reste toutefois à confirmer de sources concernées.

Les manifestants ont fini par atteindre l’aéroport où ils siègent en ce moment, a précisé Mohamed Ag Ibrahim, un jeune manifestant, joint au téléphone par Anadolu.

Aucune déclaration n’a été faite au sujet de ces manifestations ni par l’opération Barkhane, ni par la Minusma ni par les autorités maliennes jusqu’à 13h00 gmt.

Le chargé des droits de l’Homme au sein de la Coordination des Mouvement de l’Azawad (CMA), Attaye Ag Mohamed a estimé, dans une publication, lundi, sur son compte twitter que ” Le mode opératoire et les interpellations faites par l’opération française Barkhane dans les zones de Boghassa, Abeibara et Aguelhoc (Kidal), méritent une attention de la part des Organisations internationales des Droits de L’Homme”.

Selon un décompte non exhaustif fourni à Anadolu par un responsable de la CMA, des dizaines de personnes ont été arrêtées par Barkhane depuis le 12 avril et ont été transférées vers Gao et Bamako.

Mali : une manifestation contre la Minusma dégénère à Kidal

Par francais.rt – Date: 18 avril 2016 16h30  

Lundi 18 avril, des manifestants se sont regroupés près de l’aéroport de la ville où est stationnée la mission onusienne. Ils dénoncent les arrestations de plusieurs habitants de la région accusés d’être impliqués dans divers trafics.

Plusieurs personnes présentes sur place ont affirmé que des habitants de Kidal avaient convergé en fin de matinée vers l’aéroport pour manifester leur colère contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Cette dernière a procédé à plusieurs perquisitions et des arrestations de personnes accusées de trafics. Selon le site d’information Malinet.net, les manifestants ont  pris d’assaut l’aéroport de la ville et ont attaqué les installations de la MINUSMA dans la ville en brûlant les groupes électrogènes. Selon d’autres sources, les forces étrangères auraient tiré à balles réelles sur des manifestants.

Pour l’heure, les informations restent encore floues. Selon une source médicale, deux victimes ainsi qu’une dizaine de blessés sont à déplorer.

Le Nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l’initiative de la France en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Depuis, la région demeure toujours instable sur le plan sécuritaire et en grande difficulté sur le plan économique.

Mali – Urgent -: au moins un mort dans une manifestation à Kidal contre les forces étrangères

la redaction – (c) maliactu.net – 18 avril 2016

Un civil au moins a été tué lundi dans une manifestation contre les forces militaires françaises et onusiennes à Kidal, dans le nord-est du Mali, a appris maliactu.net auprès d’un habitant et d’une source au sein de la Mission de l’ONU (Minusma).

        « Au moins un civil a été tué lundi au cours d’une manifestation contre les forces étrangères. Les populations ont manifesté contre les tracasseries de la Minusma et de la force (française) Barkhane », qui traque les jihadistes à travers le Sahel, a déclaré une source de sécurité africaine au sein de la Minusma.

          Confirmant l’information, un habitant de Kidal a précisé que « ce sont les forces de la Minusma qui ont tiré sur la foule ».

         La Minusma a confirmé la manifestation dans un communiqué, précisant que les informations sur d’éventuelles victimes étaient « en cours de vérification ».

« Des manifestants se sont introduits par effraction vers 10H00 (locales et GMT) sur la piste de l’aéroport, zone d’accès restreint, saccageant et mettant le feu aux installations sécuritaires », selon le texte, soulignant l’importance de cette piste « pour l’approvisionnement de l’aide humanitaire, le soutien aux populations locales, ainsi que pour les opérations de la Minusma et des forces partenaires ».

Selon un militaire guinéen de la Minusma joint par maliactu.net, « les manifestants demandaient la libération de trois Touareg arrêtés par les Français de l’opération Barkhane, accusés d’être complices des terroristes qui ont récemment posé des mines qui ont tué trois militaires français ».

« Il y a aussi cinq blessés civils dont certains dans un état grave », a ajouté cette source sous le couvert de l’anonymat.

Un calme précaire régnait lundi à Kidal après ces événements, selon des témoins.

Trois soldats français ont été tués au Mali par l’explosion le 12 avril d’une mine au passage de leur véhicule blindé près de la ville de Tessalit, au nord de Kidal, ont annoncé les autorités françaises la semaine dernière.

 

Advertisements
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :