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Les agents de la Croix Rouge libérés

by sur 22 avril 2016

Vous trouverez ci-dessous différents articles concernant l’enlèvement des agents de la Croix Rouge, l’analyse qu’on peut en faire et l’annonce de leur libération… sans qu’il soit encore possible de savoir si elle a fait l’objet d’une contre partie.

Mali: les trois membres du CICR libérés

Par notreafrik – 22 avril 2016 à 12h

Au Mali, les trois membres du CICR enlevés samedi dernier dans le nord du pays ont été libérés, apprend-on ce vendredi.

Le groupe djihadiste malien Ansar Dine  affirmait jeudi 21 avril 2016  retenir trois collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) disparus la semaine dernière dans le nord-est du Mali.

Et il réclamait la libération d’un homme arrêté par la force française Barkhane en échange de leur libération. Pour l’instant, les modalités de leur libération ne sont pas connues. Les trois hommes de la Croix-Rouge sont désormais dans les locaux du CICR.

ENLEVEMENT D’HUMANITAIRES AU NORD-MALI  PAR ANSAR DINE : Le retour bruyant de Ag Ghaly

SAHO – Le Pays (BF) –  21 avril 2016

Depuis le 16 avril dernier, le Comité international de la Croix- Rouge était sans nouvelle d’une de ses équipes disparue comme par enchantement dans les dunes du septentrion malien. On sait désormais que les trois humanitaires de l’équipe ont fait l’objet d’un rapt orchestré par « les hommes bleus » du désert, tendance Iyad Ag Ghaly.

En effet, un responsable du groupe djihadiste Ansar Dine revendique l’arrestation des trois travailleurs et pose comme condition de leur relaxation, la libération d’un élu de la région de Kidal, arrêté la semaine dernière par les forces de l’opération française Barkhane. Ce dernier servait de guide à l’équipe du CICR. Ag Ghaly signe ainsi son retour aux devants de la scène politique malienne après avoir, un bout de temps, disparu.

Même s’il ne se fait aucun doute quant aux chances de succès de sa revendication, l’homme fait, par cet enlèvement, preuve d’un extraordinaire opportunisme. En effet, surfant sur la colère des populations de Kidal qui ont manifesté ce lundi contre les forces étrangères présentes sur le terrain, qu’elles accusent d’arrestations arbitraires, il se fait le porte- étendard d’une cause partagée par plus d’un, au Nord-Mali. Il augmente ainsi son capital de sympathie en s’offrant une nouvelle légitimité par cette bagarre qu’il « achète » comme diraient les Ivoiriens.

Mais au-delà de la course pour la défense de la cause des populations du Nord qu’il remporte au nez et à la barbe des autres groupes armés du Nord, c’est une importante opération de communication qu’il réussit en direction de Bamako et de la communauté internationale. Car, par ce coup de force, il se signale à la conscience du monde et des autres acteurs de la crise malienne,  et se positionne comme acteur incontournable pour la suite des pourparlers pour le retour de la paix sur les rives du Djoliba.  Et là, au grand dam du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK).

Pour Ansar Dine, l’opération est donc « tout bénef », car étant tout  à la fois un acte de communication politique et de marketing.

Cet enlèvement d’humanitaires peut se lire comme un acte de désespoir

Ce « come back » d’Ag Ghaly et de son groupe tombe bien mal, d’autant que tout se passe comme si une main invisible déclenchait sur le Mali, une avalanche de circonstances malheureuses pour conduire le pays dans l’impasse. Avec la santé chancelante du chef de l’Etat et la découverte d’une cache d’armes auxquelles s’ajoutent les morts de soldats de Barkhane et les manifs de Kidal, le pays semble aller de Charybde en Scylla.

Il ne fait aucun doute qu’Ag Ghaly, rusé comme les fennecs qu’il côtoie sur les flancs des collines, ait choisi ces instants où le pays est sous les feux de la rampe pour faire parler de lui. Cela dit, en s’en prenant à des humanitaires qui n’ont pour toute protection que l’emblème de leur organisation, Ansar Dine ne pose pas là un acte de bravoure.

Non seulement, il étale son manque bien connu de scrupules sur la place publique mais aussi il pourrait se faire soi-même hara kiri car la Croix-Rouge est un acteur neutre qui a souvent servi dans les médiations et les échanges de détenus entre belligérants, une situation dont Ansar Dine pourrait bien bénéficier un jour.

Les populations elles-mêmes qui ne peuvent parfois compter que sur l’aide du CICR, une des rares organisations humanitaires à s’aventurer dans le Nord-Mali, peuvent surprendre par leur versatilité.  Et Ag Ghaly et ses hommes pourraient en faire eux aussi les frais.

Pire, cet enlèvement d’humanitaires peut être la preuve que la pression est bien plus forte sur les organisations terroristes du fait de la montée en puissance des opérations de la force Barkhane et des autres forces militaires en présence dans le septentrion malien. De ce point de vue, il peut se lire comme un acte de désespoir d’une organisation traquée, qui jette son dévolu sur des « sans–défense ».

 Mali: Ansar Dine revendique l’enlèvement d’une équipe du CICR dans le Nord

Par RFI Publié le 21-04-2016 Modifié à 14:37

Au Mali, des nouvelles des collaborateurs de la Croix-Rouge internationale enlevés ce week-end dans le nord du Mali sont parvenues. Le groupe Ansar Dine affirme détenir les otages. Lors d’un appel téléphonique passé ce jeudi au bureau de l’AFP à Bamako, Nourredine ag Mohamed, un responsable du groupe islamiste a exigé la libération d’un homme arrêté il y a quelques jours par la force française Barkhane.

Un responsable du groupe islamiste Ansar Dine revendique l’arrestation des trois travailleurs du Comité international de la Croix-Rouge – CICR – dont on n’a plus de nouvelles depuis le 16 avril. Pour qu’ils recouvrent la liberté, Ansar Dine réclame d’abord la libération d’un élu de la région de Kidal, arrêté la semaine dernière par les forces de l’opération française Barkhane. Lors de son arrestation, Miyatène ag Mayaris servait de guide à l’équipe du CICR.

Le CICR de son côté ne se prononce pas pour le moment sur la revendication de l’arrestation. D’après nos informations, le Comité international de la Croix-Rouge attend des remontées d’informations.

En attendant, face à la colère d’habitants de Kidal accusant les forces françaises de l’opération Barkhane de procéder à des arrestations « arbitraires sur place » des élus ont pris l’initiative d’aider à trouver un terrain d’entente, d’une part pour que le calme revienne entre population civile et force étrangères, d’autre part pour obtenir la libération de toutes les personnes détenues.

Libération de l’un des membres du CICR enlevés samedi dans le nord du Mali

Source : RFI – Posté le 20/04/2016 

La Croix-Rouge a eu des nouvelles de ses trois membres qui étaient portés disparus dans le nord du Mali depuis samedi dernier. L’un des humanitaires a été libéré. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, les deux autres sont « retenus par une communauté » et des concertations sont en cours.

Au Mali, la Croix-Rouge a donc des nouvelles de ses trois employés portés disparusdepuis samedi 16 avril dans le nord du Mali. Le contact a été rompu près du village d’Abeïbara, alors qu’ils regagnaient leur base à Kidal.

L’un d’eux a donc été libéré et se porte bien, les deux autres sont toujours retenus selon le porte-parole de la Croix-Rouge à Bamako : « Il y a un de nos collaborateurs qui a effectivement été libéré et on en sait un peu plus maintenant sur les circonstances de la disparition de nos collègues. Il semblerait que les choses se sont passées dans la nuit de vendredi à samedi. Les forces françaises menaient des opérations dans la région où nos équipes campaient, nos équipes étaient accompagnées d’un guide. Il faut préciser que lorsque nous nous déplaçons dans le nord, où les conditions de sécurité sont assez difficiles, nous nous faisons toujours accompagner par des guides locaux. Il semblerait donc que lors de ces opérations, l’un de nos guides aurait été arrêté et c’est bien après que nos équipes sont parties de leur point de couchage vers Kidal ».

Valéry Mbaoh Nana ajoute : « C’est en cours de chemin qu’ils ont été abordés par quelqu’un qui était en moto et qui leur a demandé de le suivre, disant qu’il y a le responsable de la communauté qui souhaitait les rencontrer. Ils sont retenus quelque part, probablement par des responsables communautaires, mais nous en sommes encore à véritablement identifier qui sont ces responsables-là et nous avons engagé depuis samedi matin une série de concertations. Nous espérons donc rapidement pouvoir les avoir et pouvoir obtenir leur libération ».

D’après les informations de RFI, Malick ag Sibdiga est revenu avec une revendication des ravisseurs : Ils demandent la libération d’un guide de l’équipe du CICR arrêté par les forces françaises Barkhane. Les deux otages seraient plutôt bien traités.

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