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Arrestation de Yacouba Touré, un chef d’Ançar Dine

by sur 17 mai 2016

Yacouba Touoré n°2 Ansar Dine Sud

NOUVELLE ARRESTATION D’UN CHEF DJIHADISTE AU MALI : La peur est en train de changer de camp

Outélé KEITA –Le Pays – Date: 10 mai 2016

Au Mali, le week-end du 08 mai a été marqué par une nouvelle arrestation, cette fois-ci près de Bamako,  d’un chef djihadiste présumé, Yacouba Touré, qui passe pour être le numéro deux du groupe Ansar Dine du Sud. Ce lieutenant de Iyad Ag Ghali, plus connu pour ses actions  dans le septentrion malien, serait le principal fournisseur d’armes des djihadistes qui opèrent dans la partie Sud du Mali et qui ont aussi le Burkina Faso dans leur viseur.

Après les récentes arrestations à Bamako et à l’intérieur du pays, l’on peut dire que petit à petit, les filières djihadistes sont en train d’être démantelées, surtout  au Sud du pays. C’est le lieu de saluer l’action des forces spéciales maliennes qui sont en train de s’illustrer de fort belle manière dans la traque des ingénieurs du mal, avec des résultats de plus en plus en plus probants. Souvent critiquées voire vouées aux gémonies pour leur inefficacité suite aux différents revers subis face aux islamistes, les forces spéciales maliennes sont en train de renverser la tendance au point de laisser penser que la peur a maintenant changé de camp.

En tout cas, les résultats sont encourageants. Et il faut maintenir le cap. Car, cela rassure les populations qui reprennent espoir, parce qu’elles peuvent apprécier la mesure des efforts déployés par les gouvernants pour combattre les terroristes. Tout comme il est réconfortant pour elles de savoir que derrière la relative accalmie qu’elles vivent, les autorités travaillent avec efficacité dans la discrétion et le silence, pour assurer leur sécurité.

C’est donc une sorte de retour à la vie, pour des populations longtemps traumatisées par un ennemi d’autant plus difficile à combattre qu’il s’est jusque-là montré imprévisible voire invisible. Maintenant, il ne faudrait pas relâcher la pression. Au contraire, il faudrait même renforcer davantage la coopération sous-régionale, qui semble donner de bons résultats, depuis qu’elle a permis de remonter la filière des terroristes qui ont frappé à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, pour aboutir à des arrestations au Mali.

Il y a de fortes chances que le cas Boubacar Sawadogo ne soit pas un cas isolé

         Cette coopération inter-Etats est d’autant plus nécessaire que selon des sources proches du dossier, lors de son interrogatoire, Yacouba Touré a lâché le nom d’un certain Boubacar Sawadogo qu’il aurait connu en 2010 dans les rangs des islamistes du Nord-Mali, et qui serait aujourd’hui à la tête d’une unité de combattants chargés de commettre des attentats et autres attaques au Burkina Faso. D’ailleurs, les mêmes sources lui attribuent l’attaque de la gendarmerie de Samorogouan en octobre 2015. De quoi intéresser vivement les services de renseignements et de sécurité burkinabè qui devraient, si ce n’est déjà fait, prendre toutes les dispositions pour établir et au besoin chercher le pedigree de cet indigne fils du Faso qui a choisi « de montrer sa patrie de la main gauche », afin de le mettre le plus rapidement possible hors d’état de nuire. Et cela, avant que certains de ses homonymes ne soient victimes d’un délit de patronyme de la part d’une population durement éprouvée par les attentats de janvier 2016, les premiers du genre qui ont secoué le pays tout entier. En tout cas, avec le débriefing de Yacouba Touré, l’on est en droit de penser que les autorités burkinabè ont des indices sérieux pour ratisser large. Et elles doivent d’autant plus prendre l’affaire au sérieux qu’il y a de fortes chances que le cas Boubacar Sawadogo ne soit pas un cas isolé. En tout état de cause, les autorités burkinabè  auraient tort de minimiser l’affaire dans ce contexte de récession économique et de paupérisation généralisées, où la misère s’avère à bien des égards un terreau très fertile pour le recrutement de jeunes en manque de repères et de perspectives. Et le Burkina est aujourd’hui suffisamment gangrené pour que des apprentis-djihadistes se laissent charmer par les sirènes des apôtres de l’apocalypse

Mali : arrestation de Yacouba Touré, considéré comme le numéro deux d’Ansar Eddine Sud

Par Jeune Afrique avec AFP – 08 mai 2016 à 21h05 — Mis à jour le 09 mai 2016 à 09h20

Yacouba Touré, numéro deux d’Ansar Eddine Sud, a été arrêté jeudi à la périphérie de Bamako, selon des sources sécuritaires maliennes. Il est soupçonné d’avoir fourni des armes à des groupes islamistes au Mali et au Burkina Faso.

Yacouba Touré, numéro deux du groupe terroriste Ansar Eddine du Sud, a été arrêté jeudi 5 mai à la périphérie de Bamako. « C’est aussi le pourvoyeur de logistique aux groupes jihadistes du sud du Mali et à ceux du Burkina Faso », a précisé une source sécuritaire malienne, qui a souhaité garder l’anonymat.

Cette arrestation, opérée par la sécurité d’État, fait suite à celle, en mars, de Souleymane Keïta, chef présumé de la « katiba Khaled Ibn al-Walid », également appelée « Ansar Eddine du Sud », en raison de ses liens avec Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Eddine.

Un ancien de Kidal

Selon une autre source de sécurité, Yacouba Touré, de nationalité malienne et âgé « d’une quarantaine d’années », avait dans un premier temps rejoint les groupes islamistes de la région de Kidal  en 2010. C’est à cette époque qu’il a fait la connaissance de Souleymane Keïta et de Boubacar Sawadogo, chef de la branche burkinabé d’Ansar Eddine, selon la même source.

« C’est Yacouba Touré qui a fourni les armes et les grenades à l’unité combattante de Boubacar Sawadogo pour lui permettre d’attaquer le 9 octobre 2015 le poste de gendarmerie de Samorogouan, causant la mort de gendarmes burkinabè », a ajouté cette source, en référence à un raid de présumés jihadistes dans cette localité à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne.

Les autorités maliennes ont accusé en 2015 le groupe de Souleymane Keïta d’être l’auteur d’attaques dans les localités maliennes de Fakola et Misséni, non loin de la frontière ivoirienne, et d’implication dans des « actes terroristes » dans la capitale, Bamako.

Mali: arrestation d’un important chef jihadiste présumé du Sud

Par RFI Publié le 09-05-2016 Modifié à 07:23

C’est une nouvelle arrestation de jihadiste présumé qui a eu lieu au Mali, cette fois-ci près de Bamako. L’homme est présenté comme le numéro deux du groupe Ansar Dine du Sud et il fournirait des armes aux jihadistes pour attaquer le sud du Mali et le Burkina Faso voisin.

La quarantaine et de nationalité malienne, l’homme du nom de Yacouba Touré a été arrêté par les forces spéciales des services de renseignement du Mali. Il est présenté comme le numéro deux du groupe Ansar Dine du Sud.

Ce groupe qui mène des opérations au sud du Mali est une unité combattante d’un autre grand groupe islamiste du nord du Mali, du nom d’Ansar Dine et dont le chef est Iyad Ag Ghali, originaire de la région de Kidal.

Avec son physique de boxeur, catégorie poids lourds, Yacouba Touré est également celui qui fournit en armes les jihadistes qui opèrent au sud du Mali, précise une source proche de l’enquête. Selon la même source, il est également le pourvoyeur d’armes à la branche naissante du groupe Ansar Dine du Burkina Faso.

Explication : dans ses premières déclarations aux enquêteurs, Yacouba Touré aurait dit qu’en 2010, il était dans les rangs des islamistes du nord du Mali où il a connu un certain Boubacar Sawadogo, originaire du Burkina Faso. Ce dernier serait aujourd’hui à la tête d’une unité combattante chargée de commettre attentats et attaques au Burkina.

Le 9 octobre 2015, ce serait le même Boubacar Sawadogo et ses hommes, après avoir reçu des armes des mains de Yacouba Touré, qui auraient attaqué un poste de sécurité au Burkina, le poste de gendarmerie de Samorogouan, tuant des gendarmes.

Mali : arrestation du numéro deux du groupe djihadiste Ansar Dine

Le Monde.fr avec AFP Le 09.05.2016 Mis à jour à 11h21

Un important chef djihadiste présumé du sud du Mali, soupçonné de fournir des armes à des groupes islamistes dans son pays et au Burkina Faso voisin, a été arrêté par les forces spéciales des services de renseignement, a appris l’AFP, dimanche 8 mai, auprès de sources sécuritaires maliennes.

Cette arrestation par la sécurité d’Etat fait suite à celle en mars de Souleymane Keïta, chef présumé de ce groupe, la « katiba (unité combattante) Khaled Ibn al-Walid », également appelée « Ansar Dine du Sud », en raison de ses liens avec l’ex-chef rebelle touareg du nord du pays devenu djihadiste, Iyad Ag Ghaly.

Périphérie de Bamako

« Yacouba Touré, numéro deux du groupe terroriste Ansar Dine du Sud, a été arrêté jeudi à la périphérie de Bamako. C’est aussi le pourvoyeur de logistique aux groupes djihadistes du sud du Mali et à ceux du Burkina Faso », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire malienne, qui a souhaité garder l’anonymat.

Selon une autre source de sécurité, Yacouba Touré, de nationalité malienne et âgé « d’une quarantaine d’années », avait dans un premier temps rejoint les groupes islamistes de la région de Kidal (nord-est) en 2010.

C’est à cette époque qu’il a fait la connaissance de Souleymane Keïta et de Boubacar Sawadogo, chef de la branche burkinabé d’Ansar Dine, selon la même source.

« C’est Yacouba Touré qui a fourni les armes et les grenades à l’unité combattante de Boubacar Sawadogo pour lui permettre d’attaquer le 9 octobre 2015 le poste de gendarmerie de Samorogouan, causant la mort de gendarmes burkinabés », a ajouté cette source, en référence à un raid de présumés djihadistes dans cette localité à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne.

Pour échapper aux forces de sécurité maliennes, le suspect a tenté de se faire passer pour un négociant de bétail, selon une source proche de l’enquête.

Les autorités maliennes ont accusé en 2015 le groupe de Souleymane Keïta d’être l’auteur d’attaques dans les localités maliennes de Fakola et Misséni, non loin de la frontière ivoirienne, et d’implication dans des « actes terroristes » dans la capitale malienne, Bamako.

Arrestation d’un important chef jihadiste présumé du sud du Mali (sources sécuritaires)

Maliweb – 8 mai 2016

Un important chef jihadiste présumé du sud du Mali, soupçonné de fournir des armes à des groupes islamistes dans son pays et au Burkina Faso voisin, a été arrêté par les forces spéciales des services de renseignements, a appris dimanche maliactu auprès de sources sécuritaires maliennes.

Cette arrestation par la sécurité d’Etat fait suite à celle en mars de Souleymane Keïta, chef présumé de ce groupe, la « katiba (unité combattante) Khaled Ibn al-Walid », également appelée « Ansar Dine du Sud », en raison de ses liens avec celui de l’ex-chef rebelle touareg du nord du pays devenu jihadiste, Iyad Ag Ghaly, Ansar Dine.

« Yacouba Touré, numéro deux du groupe terroriste Ansar Dine du Sud, a été arrêté jeudi à la périphérie de Bamako. C’est aussi le pourvoyeur de logistique aux groupes jihadistes du sud du Mali et à ceux du Burkina Faso », a déclaré à maliactu.net une source sécuritaire malienne, qui a souhaité garder l’anonymat.

Selon une autre source de sécurité, Yacouba Touré, de nationalité malienne et âgé « d’une quarantaine d’années », avait dans un premier temps rejoint les groupes islamistes de la région de Kidal (nord-est) en 2010.

C’est à cette époque qu’il a fait la connaissance de Souleymane Keïta et de Boubacar Sawadogo, chef de la branche burkinabé d’Ansar Dine, selon la même source.

« C’est Yacouba Touré qui a fourni les armes et les grenades à l’unité combattante de Boubacar Sawadogo pour lui permettre d’attaquer le 9 octobre 2015 le poste de gendarmerie de Samorogouan, causant la mort de gendarmes burkinabé », a ajouté cette source, en référence à un raid de présumés jihadistes dans cette localité à une trentaine de km de la frontière malienne.

Pour échapper aux forces de sécurité maliennes, le suspect a tenté de se faire passer pour un négociant de bétail, selon une source proche de l’enquête.

Les autorités maliennes ont accusé en 2015 le groupe de Souleymane Keïta d’être l’auteur d’attaques dans les localités maliennes de Fakola et Misséni, non loin de la frontière ivoirienne, et d’implication dans des « actes terroristes » dans la capitale malienne, Bamako.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine.

Ces jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

 

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