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Deux hauts gradés maliens assassinés

by sur 17 mai 2016

Les succès contre les djihadistes et les récentes arrestations ne doivent pas faire baisser la garde : les terroristes sont toujours bien présents au Nord Mali et ils ont même pu infiltrer l’armée malienne. Comme le montrent les assassinats du Colonel Salif  Baba Daou, numéro 2 de l’armée malienne dans la zone de Gao, et du mèdecin commandant Mahamadou Camara,  directeur de la santé militaire pour la zone de Kidal.

Mali : Le commandant Camara assassiné.

Source : BBC – Posté le 16/05/2016

Le directeur de la zone de santé de Kidal, basé à Gao, a été tué chez lui dans la nuit de samedi à dimanche par des individus non identifiés.

Samedi soir alors qu’il était chez lui, dans le quartier Château de Gao, des individus armés débarquent et tirent plusieurs coups. L’armée pointe du doigts les djihadistes et la mort de Mahamadou Camara fait de lui le deuxième officier tué dans le nord en l’espace d’un mois. Le commandant Mahamadou Camara était un médecin militaire très expérimenté, selon des sources sécuritaires.

Le savoir-faire du commandant Camara lui a valu d’être nommé directeur de santé militaire pour la zone de Kidal, dans l’extrême nord du Mali. Mais en l’absence de l’état à Kidal, resté le fief des ex rebelles, le médecin militaire était basé à Gao, la plus grande ville du nord. Il y consultait des patients de l’armée.

En une semaine l’armée perd ainsi son deuxième officier. Mardi l’adjoint au chef des opérations militaire de Gao a été tué dans une embuscade tendue par présumés dihadistes. Un autre soldat a aussi trouvé la mort dans l’incident. L’armée malienne enregistre ces pertes alors que cela fait an maintenant que l’accord de paix censé pacifier le nord a été signé.

 Gao : ASSASSINAT DU COMMANDANT ADJOINT DE LA ZONE MILITAIRE

Source : L’ Essor – Posté le 16/05/2016

Le médecin commandant Mamadou S. Camara, directeur zonal à Gao, a été abattu samedi aux environs de 19h50 par des individus non identifiés, apprend-on de source militaire. Cet assassinat en pleine ville de Gao, intervient moins d’une semaine après la mort du colonel Salif Baba Daou ainsi que d’un autre soldat. Le commandant adjoint de la zone militaire de Gao a été tué suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé suivie d’une embuscade. Son chauffeur a été grièvement blessé.

Selon nos sources, les enquêtes sont en cours dans le quartier Château de la capitale des Askia pour retrouver les auteurs de l’assassinat du médecin commandant Mamadou S. Camara. Le drame est intervenu aussi dans un contexte tendu à Gao, marqué par des mouvements de protestation des jeunes qui réclament leur incorporation dans les rangs des forces armées et de sécurité au même titre que les combattants des groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Tombé au nord du Mali dans des conditions douteuses : Le colonel Salif Baba Daou enterré « comme un chien » selon la famille

Chahana Takiou- par 22 Septembre – 15 mai 2016

Colonel Salif Baba Daou decede dans un attentat au nord-mali

Le colonel Salif Baba Daou

La mort a frappé, le mercredi 11 mai, un valeureux officier du Mali, le colonel Salif Baba Daou, laissant derrière lui une veuve inconsolable et quatre enfants dont un lieutenant de l’armée. En effet, c’est sur le tronçon Gossi – Hombori que ce vaillant officier a été victime d’une embuscade après que son véhicule, le deuxième d’un convoi de trois voitures eut sauté sur une mine. Il en est sorti indemne et subitement deux motos s’immobilisent pour tirer sur lui à bout portant. Il s’écroule pour ne plus se relever.

Le corps sera ramené à Gao. Le même jour, sa famille est informée par l’armée de l’air qui lui demande de désigner dix membres de la famille pour participer aux obsèques dans la cité des Askias. Le lendemain, on revient voir la famille pour lui demander de réduire la délégation à huit  pour le vendredi. Ce jour-là, à 6h du matin, ils étaient tous à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako Sénou pour embarquer. Quelque temps après, on revient leur dire que la famille n’a que deux places : sa femme et son fils, un lieutenant de 25 ans.

C’est avec amertume et le cœur serré que les autres sont retournés en ville. A midi, on annonce à ces deux personnes que les conditions météorologiques sont mauvaises et que le vol est annulé. Elles regagnent leur domicile à Kati Sananfara.

Seulement voilà : à 14h, on informe la famille que le colonel Daou vient d’être enterré à Gao. Ce fut la colère, l’indignation, les pleurs de la famille. On dirait que sa mort venait d’être annoncée tellement les uns et les autres se sont affolés. En la circonstance,  les autorités militaires, en première ligne le ministre de la Défense et des anciens combattants, sont pointées du doigt, accusés de tous les pêchés d’Israël.

Les membres de la famille du défunt  ne comprennent pas comment un officier, supérieur mort à la tâche, puisse être enterré sans aucun proche parent. Pour la petite histoire, la famille voulait même emprunter  les cars pour participer aux obsèques. On avait promis aux parents de les  transporter à Gao. La promesse n’a pas été tenue. Ce qui a fait dire à un membre de la famille, très en colère : « le colonel a été enterré comme un chien. Nous ne pardonnerons pas cette attitude du ministère de la Défense. Il s’est battu pour le Mali. Il était un officier de terrain et non de bureau. C’est comme cela que le Mali le récompense et paye sa famille. Sa maman ne comprend toujours pas pourquoi à partir de Gao, on ne peut pas transporter le corps à Bamako. Le corps c’est pour la famille, que son âme repose en paix !».

Hier dimanche, une lecture du Coran et une cérémonie de sacrifice ont été organisées par la famille au domicile du défunt, à Kati Sananfara.

En tout cas, aucune réglementation militaire n’interdit de ramener le corps en famille quand cela est possible, nous a confié un haut gradé de l’armée.  C’est bien le cas de la dépouille du colonel Daou parce que les avions de la MINUSMA et de Barkhane  font la navette, tous les jours, entre Gao et Bamako.

Rappelons que cet officier, né en août 1971, est passé par l’Ecole catholique de Ségou, avant d’être admis au Prytanée militaire où il avait décroché son bac pour entrer à l’EMIA. Depuis sa sortie, il n’avait cessé de multiplier les formations au Canada, aux USA et dans d’autres pays.

Homme de terrain, le Colonel Daou avait plusieurs fois fait le nord, notamment Tessalit. Il y était retourné comme Commandant en chef adjoint de la région militaire de Gao. Quelques heures avant sa mort, il avait échangé avec des responsables de la CMA sur le processus du DDR.

Dors en paix mon colonel ! Que la terre te soit légère ! Que ton âme repose en paix ! Amen !

En un mot : Des taupes au sein de l’armée à Gao

Par Dramane Aliou Koné – L’Indicateur du Renouveau – 13 Mai 2016

L’armée malienne vient de perdre un vaillant officier en la personne du colonel Salif Baba Daou, commandant adjoint de la région malienne de Gao. Il a été victime mercredi d’une double attaque : son véhicule a d’abord sauté sur une mine, ensuite des terroristes ont ouvert le feu sur lui.

Il a été surtout victime de taupes au sein des troupes régulières qui informent de jour comme de nuit le jihadiste Mohamed El Mansour des mouvements de l’armée ainsi que des forces étrangères.

Des militaires présents à Gao nous ont confirmé leur soupçon sur des éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui travaillent avec l’armée et qui étaient présents au moment du départ du colonel Daou, tombé dans un guet-apens alors qu’il avait changé à la dernière minute l’heure de son départ ainsi que son itinéraire. Nos militaires présents à Gao espèrent qu’on pourra mettre hors d’état de nuire les complices d’El Mansour, en retraçant leurs communications.

En tout cas, la méfiance est désormais de mise au sein des troupes reconstituées.

Deux soldats maliens, dont un chef militaire du Nord, tués dans une attaque près de Gao

Le colonel Salif Baba Daou, chef adjoint de la région militaire de Gao (nord du Mali) et un frère d’armes ont été tués mercredi dans une « attaque terroriste », marquée par l’explosion d’une mine au passage de son convoi suivie d’une embuscade, a appris l’AFP de sources militaires.

L’attaque s’est produite sur l’axe Gossi-Hombori, au sud-ouest de Gao, chef-lieu de région et plus grande ville du Nord malien, ont indiqué deux sources militaires jointes par téléphone depuis Bamako.

« Le colonel Salif Baba Daou, chef adjoint de la région militaire de Gao, ainsi qu’un soldat malien ont été tués mercredi à une cinquantaine de kilomètres au sud de Gao lors d’une attaque terroriste« , a expliqué l’une d’elles. « Le véhicule du colonel a sauté sur une mine et est tombé immédiatement après dans une embuscade« , a-t-elle ajouté.

Ces informations ont été confirmées par une autre source militaire malienne, selon laquelle « les terroristes étaient sûrement au courant du passage du convoi » du colonel Daou. Les assaillants ont également ouvert le feu sur lui, a précisé la même source.

Une source militaire étrangère a confirmé à l’AFP l’attaque et les deux morts, et fait état « d’un autre militaire malien blessé« . Selon elle, le blessé et les corps de deux soldats ont été ramenés à Gao par un hélicoptère de la force française Barkhane traquant les jihadistes dans le Sahel.

Aucune de ces sources n’a dans l’immédiat nommément identifié aucun des groupes jihadistes actifs au Mali comme auteur ou commanditaire de cette attaque, perpétrée au lendemain d’un assaut qui a visé un camp de l’armée malienne à Bamba (une centaine de km au nord-ouest de Gao) et fait un soldat malien et un assaillant tués, selon une source militaire.

Une source de sécurité malienne a évoqué mercredi à l’AFP « un chef terroriste du nom de Mohamed El Mansour », un Touareg qui « commet des atrocités dans la zone de Gossi-Gao ». « C’est probablement son groupe qui a commis » l’attaque de mercredi, a-t-elle estimé.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes.

Mali: deux militaires dont un haut gradé tués dans la région de Gao

Par RFI Publié le 12-05-2016 Modifié le 13-05-2016 à 18:40

L’armée malienne est en deuil. Son commandant adjoint de la région malienne de Gao dans le Nord a été tué mercredi lorsque son véhicule a sauté sur une mine au sud de Gao. Un autre militaire malien a également trouvé la mort dans l’attaque attribuée aux jihadistes.

Le colonel Salif Baba Daou était un homme apprécié de la troupe. Commandant adjoint de la région militaire malienne de Gao dans le Nord, il descendait vers le sud lorsque son convoi a été attaqué.

En réalité il s’agit d’une double attaque : le véhicule a sauté sur une mine puis les terroristes (autre appellation des jihadistes) ont ouvert le feu. Un autre militaire malien a été également tué dans le même convoi.

Peu après ce que le ministère malien de la Défense appelle une «attaque lâche», un hélicoptère des militaires français de l’opération Barkhane a ramené à Gao les deux corps ainsi qu’un autre militaire blessé.

Mohamed El Mansour, un chef jihadiste bien informé

Dans cette zone sud de Gao des sources sécuritaires maliennes et étrangères soupçonnent un jihadiste malien et ses troupes d’être les auteurs des attaques qui s’y déroulent. Son nom, ou du moins son sobriquet est Mohamed El Mansour. Il serait à la tête d’environ 200 hommes et sa principale force est d’être très informé.

Il serait averti du jour, voire de l’heure, du passage par la route du nord vers le sud ou du sud vers le nord des troupes maliennes comme des troupes étrangères. Il a donc très probablement des complices un peu partout.

 Disparition de Salif Baba Daou : Le Mali perd un vaillant officier

Par Le Républicain – 12 Mai 2016

L’armée malienne vient de perdre un officier dont la bravoure était connue de tous ses compagnons d’armes. La disparition du Colonel Salif Baba Daou est une grande perte pour le Mali, à l’instar de tous les militaires tombés sur le champ de l’honneur pour la défense de l’intégrité territoriale de notre pays.

C’est à Imbanguimalane, entre Gossi et Hombori, le mercredi 11 mai, que le véhicule de l’officier a sauté sur un engin explosif. Salif Baba Daou était à l’état major du théâtre de l’opération. Contacté pour avoir d’amples informations, la Direction des Informations et des Relations publiques de l’Armée (DIRPA) attend encore que le gouvernement communique l’information à la famille du disparu. Selon Malijet, une source sécuritaire a indiqué que le colonel de l’armée venait à Bamako. Un autre militaire est blessé et le convoi aurait également essuyé des tirs, selon une autre source.

L’identité des assaillants n’est pas connue. Dans la nuit de lundi à mardi, un camp de l’armée a été attaqué à Bamba dans la région de Gao. Un militaire et un assaillant ont été tués.

Mali : un militaire et un assaillant tués dans l’attaque d’un camp de l’armée dans le Nord

10 mai 2016 à 14h46 — Mis à jour à 16h29 Par Jeune Afrique avec AFP

Un camp de l’armée malienne a été attaqué dans la nuit de lundi à mardi dans la région de Gao (Nord) par des assaillants non identifiés qui ont tué un soldat et perdu un combattant, selon des sources sécuritaires et municipale.

« Dans la nuit de lundi à mardi, des assaillants ont attaqué le camp de l’armée à Bamba. L’armée a riposté, tuant un assaillant, mais un militaire malien a été aussi tué », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne.

À moto et à cheval

Confirmant l’information, un élu de la localité de Bamba, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Gao, a précisé que « les assaillants armés sont venus à moto et à cheval ». « Ils ont attaqué le camp militaire qui est au nord de la ville. L’armée a réagi énergiquement. Il y a un mort du côté de l’armée, un mort du côté des assaillants », a précisé l’élu, qui n’a pas souhaité être nommément cité pour des raisons de sécurité. « L’armée contrôle la situation. Les assaillants voulaient prendre les armes du camp. Ils n’ont pas pu », a affirmé la même source.

Malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion, censé isoler définitivement les djihadistes, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

 

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