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Insécurité dans le Nord et le centre

by sur 22 mai 2016

L’insécurité ne baisse pas et aurait même plut$ôt tendance à progresser vers la région de Mopti. Belmokhtar réapparaît. Amadou Koufa gronde contre la France et, selon Kassim Traoré, hier soir (samedi 21 mai) vers 22h 45, des individus armés non identifiés ont attaqué le check-point du Nord ouest assurant la sécurité de l’entreprise Salam à 20km sur de Goundam.

Bilan provisoire côté FAmas 1 militaire tué 4 blessés dont 2 grièvement.

Ce dimanche matin à quelques encablures de Tintelout sur la route de Goundam des individus armés ont emporté un véhicule. A bord les techniciens qui assurent la maintenance des installations de Orange Mali. Le chauffeur grièvement blessé, l’apprenti porté disparu. Nous avons pu joindre un des rescapés qui a marché du lieu de l’incident à Tintelout à pieds. L’insécurité prend corps en 6ème région.
Source: Yehiya Tandina

Mokhtar Belmokhtar « réapparaît » dans une série de messages

Rédaction du HuffPost Algérie – Publication: 21/05/2016 – Mis à jour: 14h30

Mokhtar Belmokhtar serait vivant ou c’est le message qu’a voulu faire passer le groupe terroriste dont il est le chef. Diffusés le jeudi 19 mai, la série de textes attribués au terroriste algérien par l’organisation qui a fait allégeance à l’AQMI, appelle les peuples d’Afrique du Nord à se soulever contre les régimes et à rejoindre les groupes terroristes.

Lesdits textes appellent explicitement les Marocains et les Algériens à se soulever contre leurs régimes, les Mauritaniens à rejoindre les djihadistes qui combattent dans l’Azawad au nord du Mali et les Égyptiens à embrasser le djihad. C’est la première, faut-il le souligner, que ce groupe intègre l’Egypte dans ses textes.

Tous ces messages sont signés le « commandant Khaled Abou Al-Abbas »,nom de guerre de Belmokhtar. Une insistance qui voulait, implicitement, souligner que le chef terroriste était encore vivant.

Au début du mois de mai, le journal français Le Monde, avait rapporté que le terroriste algérien serait apparu brièvement en compagnie de terroristes libyens dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. On a toutefois relevé que la séquence en question ne donnait aucune indication de la date à laquelle elle aurait été filmée.

La série de messages de cette semaine attribués au terroriste Algérien ne permet pas non plus de lever le voile sur son sort réel

En juin 2015, les américains avait annoncé l’avoir visé par des frappes aériennes. Les groupes terroristes avaient aussitôt infirmé sa mort.

L’émir djihadiste Mokhtar Belmokhtar «réapparaît» dans une série de messages

Lyès Menacer – Lemonde  20 mai 2016

Tous ces messages sont signés par le « commandant Khaled Abou Al-Abbas » (le nom de guerre de Belmokhtar), avec la mention « qu’Allah le protège » : le groupe voulant signifier par là  que son chef est encore vivant.

En juin 2015, près d’Ajdabiya, en Libye, Mokhtar Belmokhtar avait été visé par des F15 américains, mais sa mort, démentie par les groupes djihadistes locaux puis par Al-Mourabitoun, n’a jamais été confirmée par le Pentagone.

Au début du mois de mai, il serait d’ailleurs apparu brièvement en compagnie de djihadistes libyens dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Mais la séquence ne donne aucune indication de la date à  laquelle le chef djihadiste aurait été filmé. La série de messages de cette semaine attribués à  l’Algérien ne permet pas non plus de lever levoile sur le sort réel de Belmokhtar.

En novembre 2015, janvier et mars 2016, le groupe Al-Mourabitoun, seul ou associé à  d’autres réseaux d’AQMI, a été à  l’origine de trois attaques qui ont visé l’hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali (22 morts), Ouagadougou, auBurkina Faso (30 morts), et la plage de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire (22 morts).

Cette « réapparition » de Mokhtar Belmokhtar survient alors que la Mali connaît un regain d’activités djihadistes. Le 18 mai, cinq casques bleus tchadiens ont été tués et trois autres grièvement blessés dans d’une embuscade tendue par Ansar Dine, l’autre groupe djihadiste d’importance de la région, dans le nord-est du Mali, où le déploiement des Nations unies est le plus coûteux en vies humaines depuis vingt ans.

Le 12 février, c’est une attaque contre sa base de Kidal, dans la même région, qui avait coûté la vie à  sept casques bleus guinéens. Action revendiquée par le même groupe, dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Ansar Dine a officialisé, le 18 mai, sa présence dans le centre et le sud du Mali à  travers sa « katiba du Macina », une franchise « peule » — Ansar Dine étant à  l’origine un groupe essentiellement touareg — anciennement appelée Front de libération du Macina (FLM), qui a diffusé sa première vidéo de propagande.

Le terme de « Macina » renvoie à  un empire peul du XIXsiècle qui s’étendait sur une partie du Mali actuel, et son utilisation par les djihadistes d’Ansar Dine marque leur volonté de mettre en avant une dimension locale à  leur combat, et aussi de se poser désormais comme le groupe — hors AQMI — fédérant toute la mouvance djihadiste au Mali.

Formée en 2015 sous l’appellation FLM, la katiba Macina compterait autour de deux cents combattants, essentiellement autour de la ville de Mopti. Et si les djihadistes locaux se gardent bien d’évoquer un lien officiel avec AQMI, l’un de leurs chefs, Amadou Pouffa, un prêcheur radical originaire de la région de Mopti, a combattu aux côtés d’Al-Qaida en 2012 lors des offensives du réseau djihadiste dans le nord du pays.

En janvier, le chef d’Al-Qaida au Sahel, Abou Hamam, alias « Okacha », avait d’ailleurs réaffirmé l’alliance formée par AQMI avec le groupe Ansar Dine et ce qui s’appelait alors le FLM en soulignant le « travail complémentaire » et le« même but » que poursuivaient les trois groupes.

Affaiblis par trois ans d’intervention militaire française, ils ont vu la plupart de leur encadrement décapité et sont« contraints de se regrouper », avait déclaré en janvier une source militaire française au Monde. Mais aussi d’élargir la zone géographique de leurs opérations. La katiba Macina a ainsi mené plusieurs attaques le long des frontières du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire ces derniers mois.

Insécurité grandissante dans le nord du Mali

Une soixantaine de Casques bleus ont été tués au Mali depuis le déploiement de la mission onusienne (Minusma) dans ce pays en 2013.

Le groupe terroriste Ançar Eddine, de l’ex-chef rebelle targui Iyad Ag Ghali, a revendiqué l’embuscade qui a coûté la vie à cinq soldats tchadiens de la Minusma, mercredi soir dans le nord du Mali.

“Nos moudjahidine ont attaqué sur notre terre d’islam de l’Adrar des Ifoghas (région de Kidal) des militaires qui travaillent dans le regroupement international contre nous”, a déclaré ce responsable, Nourredine Ag Mohamed, qui a déjà revendiqué de précédentes opérations au nom d’Ançar Eddine, a repris l’AFP.

“L’attaque a été faite grâce à des complicités. Des gens proches de nous ont communiqué nos positions, notre itinéraire, ça, c’est très sûr”, a indiqué une source militaire africaine, sous le couvert de l’anonymat à l’AFP. “Hier, vers 17h, cinq Casques bleus de la Minusma ont été tués et trois autres ont été grièvement blessés dans une embuscade au nord d’Aguelhok, dans la région de Kidal”, lit-on dans un communiqué publié jeudi soir par la Minusma, précisant que “l’attaque s’est déroulée alors que les soldats de la paix escortaient un convoi logistique. Après avoir heurté un engin explosif, le convoi a été la cible de tirs.

Les soldats du contingent tchadien de la Minusma ont perdu la vie lors des échanges avec un nombre indéterminé d’assaillants”.

La force française Barkhane, présente dans cinq pays du Sahel, est intervenue en soutien de la Minusma après cette attaque, a déclaré jeudi le porte-parole de l’état-major français, le colonel Gilles Jaron, cité par l’AFP. L’armée française a envoyé “deux hélicoptères de manœuvre ainsi qu’un détachement de forces au sol qui a sécurisé la zone et permis aux hélicoptères de récupérer les blessés tchadiens qui ont été immédiatement évacués vers Gao”, a-t-il précisé.

La Minusma a affirmé que trois suspects ont été interpellés suite à cette attaque, la plus meurtrière depuis celle du 12 février dernier contre sa base à Kidal. Cette attaque avait, pour rappel, coûté la vie à sept Casques bleus guinéens, dont une femme, et elle a été également revendiquée par Ançar Eddine.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné cette nouvelle attaque contre la Minusma, affirmant dans un communiqué que “le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations constitue l’une des plus graves menaces à la paix et à la sécurité internationales”.

L’attaque de mercredi intervient au moment même où le Front de libération du Maçina d’Amadou Kouffa annonce son ralliement à Ançar Eddine, via une vidéo diffusée jeudi soir, dans laquelle il menace la “France et ses alliés” au Mali, a rapporté la presse malienne. L’attentat de mercredi intervient dans un contexte politique difficile et de blocage de la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger. Les parties signataires de cet accord s’accusent mutuellement, laissant le champ libre au retour des terroristes islamistes dans le nord du Mali, où la population crie à l’abandon et dénonce vainement l’insécurité grandissante.

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