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Dialogue entre administration territoriale et opposition

by sur 17 juin 2016

Le dialogue entre l’opposition et le ministère de l’administration territoriale est rouvert au sein d’une commission chargée de discuter des institutions et des élections.

Une commission technique entre le ministère de l’administration territoriale et l’opposition désormais en place

Aguibou Sogodogo – Le Republicain du 17 Juin 2016

Hier, jeudi 16 juin 2016, sur son invitation, le ministre de l’administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga a reçu en audience les responsables des partis politiques de l’opposition. L’ordre jour de cette rencontre portait sur le débat sur les questions institutionnelles, politiques, électorales. Lors de la rencontre, l’opposition à dénoncé l’entente entre le gouvernement et les groupes armés le 14 juin dernier sur les modalités pratiques de mises en œuvre des autorités intérimaires.

Selon l’opposition cette entente ne prend pas en compte ses aspirations. Aux dires de l’opposition, on ne peut pas mettre en place des autorités intérimaires là où tout fonctionne correctement. A l’issue de la rencontre, une commission technique entre le ministère de l’administration territoriale et l’opposition a été mise en place afin de prendre en compte les préoccupations majeures de l’heure.

Pratiquement tous les leaders de l’opposition républicaine et démocratique ont pris part à cette rencontre avec le ministre de l’administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga. Parmi ces leaders on peut cité le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la République et la démocratie (Urd), Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Djibril Tangara du FCD, Souleymane Koné du Fare, Nouhoum Togo du Parti pour le développement économique et social (Pdes) et bien d’autres.

« Il y a un bon moment que nous avions quitté le cadre de concertation ministère de l’administration territoriale et partis politiques compte tenu de certaines préoccupations. C’est ainsi que le ministre nous a fait appel afin qu’on puisse trouver une solution à ces préoccupations. Et tous les partis politiques de l’opposition étaient représentés. L’ordre du jour de cette rencontre portait sur les questions institutionnelles, politiques, électorales.

En plus de cela, on a discuté de l’entente qui a eu lieu entre le gouvernement et les groupes armés le 14 juin dernier sur les modalités pratiques de mise en œuvre des autorités intérimaires », nous a expliqué le porte-parole de l’opposition Républicaine et démocratique, Nouhoum Togo du Pdes après la rencontre. Avant d’ajouter que plusieurs questions ont été débattues dont la situation des 900 000 cartes NINA, l’audit du fichier électoral, la loi électorale, l’organisation des élections, la relecture de la charte des partis politiques, la relecture du statut de l’opposition, l’introduction de la biométrie au processus électoral, la tenue de la conférence d’entente nationale, la révision constitutionnelle et la résolution de l’insécurité au Mali.

A l’en croire, la prise en compte de ces préoccupations est l’une des conditions du retour de l’opposition au sein du cadre de concertation.

Toutefois, le porte-parole de l’opposition n’exclu pas le retour de son regroupement au sein du cadre de concertation si la confiance est établie entre les acteurs (ministère-opposition). L’opposition, dit-il, veut un cadre formel de discussion et proposition pour sortir le pays dans le marasme.

Autre point soulevé lors de cette rencontre, l’entente entre le gouvernement et les groupes armés le 14 juin dernier sur les modalités pratiques de mises en œuvre des autorités intérimaires. Pour l’opposition, les groupes armés ont imposé une vision que le gouvernement a encaissée. Avant de souligner que cette entente ne prend pas en compte ses aspirations. Aux dires des responsables de l’opposition, on ne peut pas mettre en place les autorités intérimaires là où tout fonctionne correctement.

A l’issue de la rencontre, une commission technique entre le ministère de l’administration territoriale et l’opposition a été mise en place afin de prendre en compte les préoccupations majeures de l’heure. A rappeler que le 12 avril dernier, les partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique décidaient de ne plus s’associer à une quelconque concertation qui ne prend pas en compte les vrais problèmes politiques et institutionnels du pays. En conséquence, l’opposition avait quitté le Cadre de concertation et promis d’y revenir le jour où les questions institutionnelles, politiques et électorales seront mises à discussion dans une vision globale.

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