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Du côté d’Ançar Dine (mouvement terroriste)

by sur 28 juin 2016

Le voici qui revient : Iyad Ag Ghali, fondateur du mouvement touareg salafiste « Ançar Dine », fait sa réapparition dans une vidéo adressée aux médias français,… pour menacer la France et Barkhane.

Pendant ce temps-là, devant la Cour Pénale Internationale, le seul terroriste touareg qui y a été présenté se sent, précisément, bien seul. Alors que d’autres complices vivent très librement au Mali, s’offrant même le luxe de pavaner avec des ministres.

Le chef d’Ansar Dine réapparaît dans une vidéo, la première depuis mi-2014

26 juin 2016

Iyad Ag Ghaly

Iyad Agaly, le chef d’Ansardine

Le chef du groupe Ansar Dine, une des formations jihadistes chassées du nord du Mali par une intervention internationale en cours depuis janvier 2013, est réapparu ce weekend dans une vidéo après 22 mois d’absence, réitérant ses menaces contre Paris et l’ONU dans ce pays.

         Iyad Ag Ghaly, longue barbe poivre et sel, turban blanc et boubou beige, s’exprime en arabe et en tamasheq (langue des Touareg) dans cette vidéo de près de onze minutes transmis ce weekend à l’AFP à Bamako. Il est assis devant un fond sombre avec, derrière lui, le drapeau blanc et noir des jihadistes.

         C’est sa première apparition depuis 22 mois, « il veut montrer qu’il est en vie », après des rumeurs sur sa mort ayant circulé ces derniers mois dans des médias locaux, a précisé à l’AFP un spécialiste de la surveillance des groupes jihadistes.

         Sa précédente vidéo, en arabe, avait été mise en ligne le 5 août 2014.

         La nouvelle vidéo n’est ni datée, ni localisée. Mais elle contient, à partir de la neuvième minute, des images d’une manifestation récente à Kidal (extrême nord-est) contre les forces française (Barkhane) et de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

         Iyad Ag Ghaly mentionne cette protestation ayant permis, a-t-il dit, de faire « face à la machine militaire des « croisés » » et il réitère les menaces contre la France et la Minusma.

         Deux manifestants ont été tués le 18 avril à Kidal, selon la Minusma et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) dont Kidal est le fief. D’après la CMA, les protestataires dénonçaient des arrestations effectuées par la force française Barkhane, qui traque les jihadistes à travers le Sahel.

         Barkhane a remplacé en août 2014 l’opération Serval, déclenchée en janvier 2013 par la France qui a été le fer de lance de l’intervention militaire internationale au Mali contre les jihadistes, incluant Ansar Dine.

         Ces derniers ont contrôlé le nord du Mali pendant près de dix mois, de mars-avril 2012 jusqu’à janvier 2013. Ils en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

         Iyad Ag Ghaly, originaire de Kidal et qui fut un chef rebelle touareg dans les années 1990, n’a plus été vu au Mali depuis janvier 2013, année à laquelle il a été inscrit – avec son groupe – sur la liste noire américaine des organisations terroristes pour ses liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le chef d’Ansar Dine s’en prend à nouveau aux forces internationales

Source : RFI – Posté le 26/06/2016

Dans une vidéo adressée à l’AFP et à RFI, le leader du groupe islamiste Ansar Dine Iyad Ag Ghali menace à nouveau la France et les forces onusiennes présentes au Mali. Cette réapparition-surprise du chef rebelle touareg arrive à un moment déterminant du processus de paix dans le nord du pays.

En s’exprimant à la fois en arabe et en tamasheq, Iyad Ag Ghali a très probablement voulu atteindre un public plus large. Malgré un turban de couleur blanche, son visage mangé par une barbe, on reconnaît sur la vidéo le leader touareg du groupe islamiste Ansar Dine. Derrière lui, on aperçoit également le drapeau noir des jihadistes.

Pendant dix minutes, il s’attaque à la France à mission de l’ONU au Mali, qu’il qualifie de « forces d’occupation ». La musique est connue : son objectif est de mobiliser contre les forces internationales. Mais il critique également le gouvernement malien pour avoir accepté cette présence sur son sol.

Réapparition opportune

Pour montrer qu’il peut coller, même avec retard, à l’actualité, Iyad Ag Ghali revient sur la marche anti-forces étrangères organisée en avril dernier à Kidal au cours de laquelle au moins deux civils avaient été tués. Abou Fadl (son nom de guerre) félicite les manifestants et accuse les forces internationales d’avoir arrêté trois personnes dans la région de Kidal. Celles-ci sont justement accusées d’être membres du groupe Ansar Dine.

En réapparaissant par le biais d’une vidéo au moment où le processus de paix dans le nord du Mali se trouve à un tournant décisif, Iyad Ag Ghali a peut-être voulu lancer un autre message et faire comprendre qu’il faudrait désormais compter avec lui.

Mali : Ahmad Al Faqi sera-t-il le seul à payer ?

Publié le 23 juin 2016 à 08h35 – Par Jeune Afrique

L’ouverture du procès devant la CPI d’Ahmad Al Faqi est prévue pour le 22 août, à La Haye, mais ceux avec qui il a fait régner la terreur à Tombouctou en 2012 semblent ne plus rien avoir à craindre.

Sanda Ould Boumama, l’ex-porte-parole d’Ansar Eddine, une des figures de la répression imposée par les jihadistes durant l’occupation ? Il est dans la nature depuis que les autorités mauritaniennes l’ont libéré à la surprise générale en août 2015.

Cheikh Ag Aoussa, l’ancien bras droit d’Iyad Ag Ghali ? Il est à Kidal et a réussi son entreprise de « blanchiment » en rejoignant le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA).

Mohamed Ag Moussa, dit Hammar Mosa, qui dirigeait la Brigade des mœurs et qui est accusé de nombreux crimes sexuels ? Après avoir été aperçu à Bamako l’année dernière, il se trouverait désormais à Ber, un fief inexpugnable peuplé de jihadistes plus ou moins repentis et de trafiquants de drogue, situé à seulement 60 km de Tombouctou.

Quant à Houka Ag Alfousseyni, dit Houka Houka, le juge islamique qui a ordonné des amputations, il vit dans son campement situé près de Tombouctou. Il lui arrive même de participer à des cérémonies officielles et de serrer la main de ministres…

 

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