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Manifestations à Gao, coup de chaud à Bamako

by sur 12 juillet 2016

Mis à jour 13 juillet à 16h

Le Mali vit à nouveau des heures difficiles.

Tandis que les groupes armés de la CMA estiment ne pas être représentés au sein du gouvernement, leur porte parole demande le départ du Général Gamou de Kidal; ce dernier semble se démarquer des autorités bamakoises.

A Gao une manifestation contre l’installation des autorités intérimaires prévues par les accords d’Alger a dégénéré et l’armée a tiré, tuant trois personnes.

Simultanément, la route de l’aéroport est coupée au quartier Mali à Bamako par des manifestants qui, s’avéraient protester contre l’attitude d’une dame proche du pouvoir…

A Paris, une manifestation est convoquée ce mercredi 13 à 18h devant le consulat du Mali en solidarité avec les jeunes de Gao…

Gao: Le départ du gouverneur et du chef de la police à la une

Le mouvement de protestation contre les autorités intérimaires ne fléchit pas à Gao. Depuis hier, les jeunes, dont trois d’entre eux ont été tués les forces de l’ordre, sont campés devant le gouvernorat de la région.

“Nous n’avons pas l’intention de bouger avant que nos doléances ne soient satisfaites. Nous devons cela à nos frères tués par l’État”, s’explique un des manifestants.

 

Ce matin, une autre revendication s’est ajoutée à la liste. “Nous voulons également le départ du gouverneur et de la police. Ils sont les seuls responsables de la tuerie d’hier”, se rebellent-ils.

Alors qu’une délégation gouvernementale se prépare à se rendre à Gao, la jeunesse commence à se mobiliser à Bamako. Une marche est prévue jeudi 14 juillet en soutien aux jeunes de Gao. Elle sera suivie d’un sit-in au niveau du monument de la paix.

Mardi 12 juillet, des centaines de jeunes sont sortis pour manifester leur désaccord avec la mise en place des autorités intérimaires. La marche a été réprimée par les forces de l’ordre faisant trois morts et 35 blessés.

Mali: de nouvelles manifestations prévues à Gao malgré les violences

La situation est revenue au calme à Gao, dans le nord du Mali, depuis mardi soir, mais la mobilisation des jeunes n’est pas terminée. Ils prévoient de manifester de nouveau ce mercredi 13 juillet, malgré l’interdiction des autorités et les violences d’hier qui ont fait au moins quatre morts et 35 blessés.

marche manifestation jeunesse protestation nord mali gao

 

Nous allons revenir en force mercredi. Voilà le message mardi soir à Gao d’un des responsables des manifestants, le chef d’un groupe d’autodéfense formé au plus fort de la crise, pendant l’occupation jihadiste du nord du Mali. Il dénonce aujourd’hui la mise en place d’autorités intérimaires, pourtant prévues parl’accord de paix, mais qui font débat. Plusieurs de ces groupes d’autodéfense pensent qu’il y a un risque de voir revenir des hommes qui ont violé et tué à Gao.

Pas question donc de renoncer, malgré l’interdiction, malgré les violences lors de la marche de mardi, et malgré la mort de quatre civils tués par balle lors de l’intervention de la police. Les manifestants expliquent avoir levé les barrages uniquement pour se reposer, parce qu’ils sont épuisés. Mais la mobilisation doit reprendre ce mercredi matin.

Refus des autorités intérimaires

« On a toujours les mêmes revendications depuis 2012. On a toujours crié, mais on n’est jamais entendu. Et cette fois-ci, on est décidé à aller jusqu’au bout, assure Boncana Touré, coordinateur du Mouvement de résistance civile. Nos revendications initiales, c’est la réinsertion socioprofessionnelle des mouvements de résistance civile, c’est-à-dire des jeunes qui ont résisté en pleine crise. Nous disons aussi non aux autorités intérimaires parce qu’ils sont en train de mettre notre région dans les mains des bandits, des gens qui ont violé ici, des gens qui nous ont pillés, des gens qui nous ont tout pris. »

Les jeunes ont même ajouté une revendication à leurs protestations : ils réclament maintenant le départ du gouverneur, du chef de la police de Gao et du chef de la garde nationale, qu’ils tiennent pour responsables des morts et blessés de mardi. « Le gouverneur a donné l’ordre de tirer sur de pauvres citoyens qui manifestent à mains nues », assure Boncana Touré. La libération des 33 personnes arrêtées ces dernières heures ne les a pas fait changer d’avis.

Appels au calme

Le gouverneur, lui, appelle au calme. « Depuis la crise de 2012 jusqu’à aujourd’hui, l’occupation a été caractérisée par la création des groupes d’autodéfense, explique-t-il. Il y en a une multitude dans la ville et chacun se bat pour ses intérêts. Parmi eux, il y a aussi ceux que l’on appelle les patrouilleurs, et c’est eux qui ont demandé à faire une marche. Et malheureusement, la mairie n’a pas donné son accord. Puisqu’on est dans une situation de crise et qu’on est même en état d’urgence, on a plutôt cherché à avoir un compromis avec eux : évitez la marche, mais venez poser les problèmes. Je fais des appels à la radio pour demander aux uns et aux autres de revenir à la raison. »

Le gouvernement malien déplore cette situation et appelle également les populations au calme. Il promet une enquête indépendante et surtout la visite prochaine d’une délégation de haut niveau pour essayer de trouver des solutions.

Equipée sanglante au Quartier Mali : Plusieurs blessés graves et d’importants dégâts matériels

Hier, mardi, 12 juillet, pendant une bonne partie de la journée, il était difficile pour les usagers d’emprunter la voie du quartier Mali.

Les raisons ? Une violente manifestation des jeunes du quartier, qui ont occupé la voie, jusqu’en début de soirée. Les manifestants dénonçaient les conditions (abusives) dans lesquelles 13 jeunes du quartier ont été interpellés, jugés et puis déférés à la prison centrale de Bamako, suite à des démêles avec une dame qui serait une proche parente de Issiaka Sidibé, le président de l’Assemblée nationale.

De quoi s’agit-il ? 

Le dimanche 10 juillet, une dame habitant le quartier et qui  serait une proche parente de Issaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale, avait accueilli à son domicile situé près du Lycée Castor, des invités pour prendre part à une cérémonie de sacrifice suite au décès d’un proche.

Pour accueillir tout ce beau monde, la dame en question a décidé d’installer ses invités, en face, sur un espace vide qui se trouve être le terrain d’entraînement des jeunes du quartier. Quand ceux-ci ont voulu commencer leur réchauffement, ils ont été chassés comme des malpropres par les invités.

C’est ainsi que les jeunes à leur tour leur ont envoyé un émissaire pour leur aller leur dire qu’il s’agit de leur terrain d’entraînement habituel. L’envoyé, un certain Adama, (qui ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales) a été accueilli par des insultés ; et alors qu’il était entrain de dire aux invités de laisser les jeunes faire leur entraînement, quelqu’un se leva du milieu des invités écrasa une chaise sur l’avant bras du nommé Adama. Il s’en est suivi des scènes disputes entre les jeunes et l’agresseur de leur émissaire.

Résumant la situation à une fronde contre sa personne, l’organisatrice,  (la fille du Président de l’Assemblée pour les uns, sa jeune sœur pour d’autres) décida alors de montrer à ceux qui veulent la défier de quel coté se trouve la loi, la force. Elle aurait ainsi déclaré aux jeunes du quartier Mali que s’ils sont des «drogués » ils vont rencontré des gens qui consomment du fiel ; elle passa alors un coup de fil au niveau de son quartier d’origine (Bagadadji) et évoqua son agression par des jeunes drogués du quartier Mali. Elle sollicita l’appui de jeunes qui sont arrivés les minutes qui ont suivi, armés de couteaux, coupe-coupe ; Certains membres du groupe détenaient même des armes à feu, selon plusieurs témoins interrogés par maliweb.net.

Une fois sur place, le groupe venu de Bagadadji se rendit près de la résidence de la dame. Ici, sans chercher à comprendre, les «gros bras» comme on les surnomme, se sont mis à frapper tous ceux qu’ils croisent sur leur chemin. Leur première victime serait un jeune qui était simplement venu voir les raisons de l’attroupement lorsque au sein de la foule quelqu’un l’indexa comme faisant parti des meneurs de la fronde ; sur le champs, selon des témoins, quelqu’un lui trancha une main à l’aide d’une coupe-coupe. Et alors que le jeune courait pour se sauver, on a tenté à l’abattre ; mais le fugitif a pu s’engouffré à temps dans une famille voisine.  Ses agresseurs n’ayant pu pénétré dans la maison y ont tiré quelques coups de feu avant de repartir.

Au même moment, un détachement de policiers a été également dépêché sur les lieux. Les agents sautent de leur véhicule et se positionnent tout autours du domicile de la dame. Après avoir gazé tout le secteur, ils rentrent famille après famille pour passer à tabac jeunes, femmes et vieilles personnes. Suite aux jets de gaz lacrymogène, le domicile d’une vendeuse de tomates a été incendié

Dans certaines familles où ils voulaient extraire des jeunes, les policiers se sont heurtés à une farouche résistance de certaines personnes. C’est notamment le cas au domicile de l’imam du quartier. Deux policiers y étaient rentrés pour arrêter l’un des petits fils du chef religieux. Mais l’enfant s’était solidement agrippé à sa mère qui a fait face aux agents. Finalement elle a réussi à sauver son fils des «griffes » de ses agresseurs.

A la suite de cette opération punitive, 13 jeunes du quartier Mali avaient été interpellés par les forces de l’ordre ( ?). Il s’agit, entre autres, de Zoumana Cissé (fils de l’ancien chef de quartier), Ibrahim Diakité (blanchisseur), Hama Guindo (soudeur), Kamaté…Tous ont été conduits au commissariat le dimanche en début de soirée. Le lundi dernier, ils ont comparu devant le tribunal de la commune V où, jugés,  ils ont été tous déférés à la maison centrale d’arrêt. Un verdict qui révolta les habitants du quartier. Et le lendemain, mardi, pour dénoncer ce qu’ils appellent une justice à deux vitesse, les habitants du quartier sont sorties massivement et occupé, des heures durant, le tronçon menant à l’échangeur du quartier Mali.

Au moment où nous passions sur les lieux, nous avons trouvé une population sous le choc et très déçue de l’attitude qu’affichent ces derniers temps les forces de sécurité vis à avis des populations civiles. Un témoin qui a requis l’anonymat nous a confié : «Ce qui me surprend dans l’attitude des autorités, c’est qu’à la moindre des choses ils font sortir les policiers qui vont brutaliser les gens jusque dans leurs maisons, verser leur sauce et tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin; ils n’épargnent ni femmes, ni jeunes, ni vielles personnes. Ils frappent tout le monde avec le même bâton; Si les autorités veulent une guerre civile contre les porteurs d’uniformes qu’ils nous le disent ; dans le Mali d’aujourd’hui, nous avons tous des armes ; si les autorités ne peuvent pas prendre leurs responsabilités, en tant que civils, nous pouvons nous charger de notre propre sécurité,  il n’est plus question que nous continuons à nous laisser humilié par des porteurs d’uniformes…».

Voilà qui en dit long sur l’opération punitive menée au quartier Mali par un groupe de «gros bras» venus de Bagadadji à la demande d’une prétendue fille ou sœur du président de l’Assemblée nationale.

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Au quartier Mali à Bamako, sur la route de l’aéroport cet après-midi.

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A Gao ce matin

Les manifestations de Gao contaminent Bamako

Africardv – Posted on 12/07/2016 By Koulouba

La manifestation de rue qui a dégénéré à la mi-journée à Gao, au nord du pays semble avoir contaminé la capitale. Des jeunes Bamakois ont occupé de grandes artères de la capitale pour exprimer leur solidarité envers leurs frères du Nord.

Les premières  informations font état d’un des trois principaux ponts de la capitale qui est bloqué par de groupes de jeunes, visiblement remontés contre l’administration centrale.

A Gao, à la mi-journée, la police a usé de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser des manifestants entrainant au moins trois morts, selon des activistes alors qu’ils dénonçaient la création d’autorités intérimaires dans ces régions.

Cette disposition remonte à mi-juin où le gouvernement et les groupes armés signataires de l’accord de paix de mai-juin 2015 s’étaient entendus sur la création d’autorités intérimaires dans les cinq régions administratives du nord du Mali, dont le déploiement est prévu à partir de vendredi, en remplacement des collectivités territoriales.

La disposition rejetée par plusieurs organisations politiques et de la société civile maliennes, qui arguent de la non-représentativité ou de la non-légitimité de ces dirigeants temporaires.

L’appel à manifester était partie de réseaux sociaux notamment Whatsapp.

Communiqué du Gouvernement sur les évènements de GAO

Bamako, le 12 juillet 2016 – Primature –

Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale qu’une marche de protestation contre les autorités intérimaires qui s’est déroulée aujourd’hui à Gao a dégénéré et a occasionné trois (03) morts et des blessés tant du côté des manifestants que des forces de l’ordre.

Le Gouvernement déplore cette situation, présente ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Gouvernement exhorte les populations de Gao au calme et rappelle que le dialogue et la concertation doivent guider toutes les parties.

Le Gouvernement a décidé qu’une mission de haut niveau se rendra sans délai à Gao pour rencontrer les différentes composantes de la société et de la population afin de trouver dans le calme et la sérénité des réponses appropriées aux préoccupations des différentes parties.

Le Gouvernement s’engage enfin à diligenter une enquête indépendante et impartiale pour faire toute la lumière sur ces regrettables événements.

Manifestation violente à Gao contre une disposition de l’accord de paix, trois morts

12 juillet 2016

Au moins trois personnes ont été tuées mardi à Gao, dans le nord du Mali, lors d’une manifestation de jeunes dénonçant la création d’autorités intérimaires dans ces régions, une disposition de l’accord censé ramener la paix dans ce pays aussi en proie à des attaques jihadistes récurrentes.

Mi-juin, le gouvernement malien et les groupes armés signataires de l’accord de paix de mai-juin 2015 s’étaient entendus sur la création d’autorités intérimaires dans les cinq régions administratives du nord du Mali, dont le déploiement est prévu à partir de vendredi, en remplacement des collectivités territoriales.

Le président de chaque autorité intérimaire sera « le chef de l’exécutif local » et leurs décisions seront exécutoires immédiatement, leur légalité n’étant contrôlée par le représentant de l’Etat qu’a posteriori.

         Une disposition rejetée par plusieurs organisations politiques et de la société civile maliennes, qui arguent de la non-représentativité ou de la non-légitimité de ces dirigeants temporaires.

Plusieurs associations et organisations de la société civile à Gao avaient appelé à manifester mardi pour dénoncer « plusieurs injustices », y compris les autorités intérimaires, selon des témoins.

La manifestation a été interdite par les autorités en raison de l’état d’urgence, en vigueur jusqu’à vendredi, a expliqué à l’AFP un responsable municipal joint depuis Bamako, la capitale.

         En dépit de cette interdiction, des centaines de jeunes sont sortis dans les rues, à pied ou à moto. Des pneus ont été brulés en plusieurs endroits de la ville, les marchés ont fermé, ont raconté des témoins.

Des forces de sécurité sont intervenues pour disperser les manifestants. Certains témoins ont fait état de tirs de gaz lacrymogènes, d’autres de tirs à balles réelles.

En milieu d’après-midi, il y avait « trois morts par balle », tous des hommes, et « 31 blessés dont deux femmes » à l’hôpital de Gao, a affirmé un responsable de cet établissement. Le précédent bilan fourni par la même source était de deux morts et plusieurs blessés mardi en fin de matinée.

Une source policière a indiqué qu’un policier avait été blessé, sans se prononcer sur le bilan ni fournir de détails.

 – « Il y a eu des échauffourées » –

« Nous avons voulu manifester pour dénoncer l’insécurité sur la route Bamako-Gao, pour réclamer aussi notre recrutement au sein de l’armée et pour dénoncer la mise en place des autorités intérimaires », a déclaré à l’AFP Oumar Maïga, de l’association des jeunes de Gao, parmi les initiateurs de la manifestation.

Même si la marche a été interdite, « nous avons décidé de la maintenir. Il y a eu des échauffourées. Les forces de l’ordre ont tiré avec les gaz lacrymogènes et des armes de guerre », a-t-il ajouté.

         « Nous ne sommes pas du tout contents ! Il ne faut pas que le gouvernement ne respecte que ceux qui prennent les armes », a dit un autre habitant.

Outre les autorités intérimaires, l’accord de paix de 2015 prévoit aussi un processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes armés pro-Bamako et de l’ex-rébellion. Il vise à isoler définitivement les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle de ces vastes régions en mars-avril 2012.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

         Cependant, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, y compris de la force de la Minusma, qui a enregistré une recrudescence d’attaques ayant fait une trentaine de Casques bleus tués en un an.

Fin juin, l’ONU a renforcé le mandat et les effectifs de la Minusma (de 12.000 à 14.500 policiers et militaires), lui fixant désormais pour priorité stratégique d’aider le gouvernement malien à appliquer l’accord de paix 2015, à rétablir son autorité sur le Nord et le Centre et à organiser des élections crédibles.

L’armée française dit de son côté avoir remis la « pression » sur les groupes jihadistes dans le nord du Mali, après une série d’attaques et attentats, afin d’empêcher toute reconstitution de « sanctuaires ».

Marche à Gao : 2 morts 7 blessés dont 2 dans un état critique

Publié le 12.07.2016 à 13h11 par Moussa Magassa

L’armée malienne a tiré, mardi, sur des opposants rassemblés à Gao, dans le nord du pays, pour protester contre la mise en place des autorités intérimaires

Une marche contre la mise en place des autorités intérimaires a dégénéré ce matin dans la ville de Gao.  À l’heure actuelle, le bilan est de 2 morts et 7 blessés. Les manifestants sont toujours dans la rue.

Plusieurs manifestants sont sortis dans les rues de Gao ce matin pour protester contre la mise en place des autorités intérimaires. Selon les premières informations, l’armée aurait ouvert le feu sur les manifestants et fait usage de gaz lacrymogènes.

Joint au téléphone, Amadou MaÏga, directeur de l’hôpital de Gao dit ne pas pouvoir confirmer ce bilan. « Actuellement nous sommes dans l’attente des chiffres au niveau de l’hôpital », a-t-il indiqué. Selon Yacouba Cissé, journaliste à la Radio Aadar Gao, la marche de ce matin était pacifique. « Les manifestants se sont dirigés vers le commissariat de Police. Ils souhaitaient uniquement exprimer leur désaccord par rapport à la mise en place des autorités intérimaires. C’est tout ! »

Toujours selon lui, les agents de police ont effectué des tirs de sommation pour dissuader les manifestants à avancer. « C’est lorsque l’armée est arrivée en renfort que les choses ont dégénéré », ajoute-t-il.

La manifestation, organisée par des associations de jeunes de la société civile locale aurait fait actuellement 2 morts et sept blessés dont deux dans un état critique.           À l’heure actuelle, les manifestants sont toujours dans la rue. C’est la panique à Gao « tout le monde est sous le choc ici », témoigne Yacouba.

La mise en place des autorités intérimaires est une disposition prévue dans l’accord de paix d’Alger. Elle prévoit le remplacement temporaire des élus locaux par des représentants du gouvernement et des groupes armés dans les collectivités territoriales dans le nord du Mali.

Des morts lors d’une manifestation violente “contre des injustices” à Gao

Avec AFP – Posted on 12/07/2016 By Koulouba

Les sources hospitalières soutiennent avoir reçu deux cadavres des personnes mortes au cours d’une manifestation marquée par des violences à Gao (nord).

Des jeunes protestaient contre des “injustices” dans l’application des accords censés ramener la paix dans le pays, explique un manifestant.

Il y a deux morts par balles dans notre hôpital, ce sont des civils. Il y a aussi des blessés“, a déclaré un responsable de l’hôpital de Gao, la plus grande ville du Nord.

Selon un jeune joint par téléphone, la manifestation visait à dénoncer les modalités d’intégration des anciens combattants dans l’armée régulière et du redéploiement des autorités intérimaires locales.

Gao : 2 morts et 18 blessés dont 14 manifestants et 4 forces de l’ordre dans une marche non autorisée…..les manifestants armés font des tirs à travers la ville

  1. A. Diakité  – Posted on 12/07/2016By Koulouba

Selon des sources sur place, une marche non autorisée a été organisée ce matin à Gao.

Les manifestants ont quitté la place des martyrs pour le gouvernorat, pour une marche baptisée ‘’marche pacifique des mouvements de résistance de civils’’. Motif : protester contre la mise en place des autorités intérimaires que le gouvernement et les groupes armés signataires de l’Accord s’apprêtent à mettre en place dans les 5 régions nord du Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudénit). Il se trouve que la marche n’était pas autorisée. De ce fait, les forces de l’ordre ont voulu disperser la foule avec les gaz lacrymogène. Malheureusement, cela n’a rien pu face à la détermination des manifestants lesquels se disaient prêts à ‘’marcher même s’il faut marcher sur leurs cadavres’’.

Arrivés au niveau du commissariat de Gao, les policiers ont reçu l’ordre de ne pas permettre aux manifestants de passer. C’est face à ce refus que des manifestants ont voulu saccager le commissariat, poussant les flics à faire des tirs de sommation. Les forces de l’ordre étaient loin d’imaginer que les manifestants étaient aussi bien armés. Ils l’apprendront à leurs dépens quand certains d’entre eux ont été blessés. Résultats, elles étaient obligées de se défendre. C’est dans cette confusion que 2 manifestants ont été tués. Par qui ? C’est là la question.

Certaines sources affirment qu’ils ont été tués par les forces maliennes, alors que des sources sécuritaires à Gao disent qu’ils ont été fauchés par des tirs provenant de la foule. Dans tous les cas, les manifestants étaient bien armés et ont même continué à faire des tirs à travers la ville. Ils s’attaquaient aux biens des responsables locaux ayant déclaré auparavant sur les antennes locales leur opposition à la marche. De sources hospitalières, on apprend qu’en plus des 2 morts, et il y a eu en tout 18 blessés dont 14 manifestants, 2 policiers et  2 gardes.

Selon nos sources, cette marche est l’œuvre des ressortissants de la région de Gao vivant à l’étranger notamment Ibrahim Touré des USA, Mme Coulibaly Ramata Maïga de la France, 10 personnes venues du Ghana, 6 du Togo, 3 du Burkina Faso et d’autres du Niger.

Aux dernières nouvelles, la situation est relativement calme même si des tirs sporadiques sont entendus à travers la ville.

Des heurts meurtriers au Mali

Par BBC Afrique – 12 juillet 12016 à 14h  

Des soldats maliens ont ouvert le feu sur des manifestants, dans la ville de Gao, tuant 2 personnes et blessant d’autres.

Les manifestants protestaient contre l’installation d’une autorité administrative intérimaire à la tête de la région.

L’instabilité frappe le nord du Mali depuis l’éclatement d’une rébellion menée par des membres de la communauté touareg, en 2012.

 

 

 

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