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Kidal !

by sur 23 juillet 2016

Dernière mise à jour dimanche 24 juillet 2016 à 9h.

Mali: retour au calme à Kidal mais la tension demeure

Affrontement à Kidal : Le bilan provisoire fait état de plus 20 morts et plus d’une trentaine de blessés

Malinet.net – 22 juillet 2016

Le bilan des affrontements entre les éléments du HCUA (CMA) et ceux du Gatia (plateforme) dans la ville de Kidal s’alourdie.  plus de 20 morts et d’une trentaine de blessés ont été enregistrés hier soir, a-t-on appris d’un observateur sur place.

La pluie d’hier soir aurait suscité une trêve, cependant les heurts ont repris ce vendredi aux environs de 4 heures du main. Au début de la matinée , la plateforme prenait le dessus, car selon notre source, des positions de la CMA étaient sous le contrôle du Gatia.

Cette nouvelle a été confirmée par le grand berger qui avait témoigné que le Gouvernorat, le Trésor ainsi que les alentours de la maison de Mohamed Ag Erlaf à Kidal étaient depuis 9 heures sous contrôle du GATIA. Les éléments du HCUA (CMA) s’étaient repliés vers le terrain de football, dans le but d’utiliser la population de cette zone comme bouclier humain.

Malgré qu’il ait perdu 4 hommes, le Gatia dit avoir tué plusieurs combattants du HCUA et a détruit une quantité très importante de matériels militaires du HCUA. Le calme est revenu à la suite de l’intervention des forces étrangères qui ont bouté les combattants du Gatia hors de la ville. Notre source indique qu’il s’agissait de limiter le dégât et de secourir l’accord d’Alger dont la mise en place est en cours

Mali : Kidal en proie à de violents combats entre le HCUA et le Gatia

Par Jeune Afrique avec AFP – 22 juillet 2016 Mis à jour à 10h07

De violents combats ont eu lieu jeudi à Kidal entre des partisans de la CMA, anciennement rebelle, et ceux de la Plateforme, dont des membres du Gatia. Les deux groupes cohabitaient sans heurts et cogéraient cette ville de l’extrême nord du Mali depuis février dernier.

Selon des habitants, les combats, qui ont cessé tard dans la soirée, ont éclaté jeudi 21 juillet vers 16h30 à Kidal alors que depuis février, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touarègue du nord du Mali) et la Plateforme (coalition de groupes proches du gouvernement) cohabitaient sans heurts.

Aucun bilan n’était disponible dans l’immédiat, mais des victimes sont à déplorer. Selon deux élus locaux et un habitant, les affrontements ont opposé des membres du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), l’une des composantes de la Plateforme, à des membres du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), l’une des principales composantes de la CMA.

Combats à l’arme lourde

Les « combats violents » ont été confirmés dans un communiqué par la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), présente à Kidal, qui n’identifie cependant pas précisément les mouvements concernés, indiquant simplement que tous sont signataires en mai-juin 2015 d’un accord de paix avec Bamako.

« Des armes lourdes, y compris des mortiers, ont été utilisées lors des confrontations », affirme la Minusma, appelant leurs responsables « à mettre fin immédiatement aux hostilités », sans indiquer de bilan ou de la cause des violences. D’après une source à la Minusma, plusieurs civils ont quitté leurs domiciles pour se réfugier dans le camp de l’ONU dans la nuit de jeudi.

« Des combats de rue se déroulent actuellement entre le Gatia et le HCUA. Ce sont de violents combats de rue », a déclaré un des élus locaux, jeudi après-midi. « Tous les civils sont chez eux. Ça tire de partout à l’arme lourde, surtout dans le centre-ville ». Les affrontements se déroulent « entre le HCUA et le Gatia », a aussi confirmé l’habitant.

« Beaucoup de morts »

Joint par l’AFP tard jeudi soir, un responsable de la CMA, Almou Ag Mohamed, a parlé de « beaucoup de morts » dans le camp adverse et de trois ex-rebelles tués. Un habitant a de son côté parlé de 10 morts du côté du Gatia et cinq côté CMA.

Selon un élu local joint par l’AFP, c’est une querelle de pouvoir entre tribus touarègues rivales qui a mis le feu aux poudres. Les combats sont liés à « un problème de leadership entre celle des Imghad et celle des Ifoghas pour le contrôle de Kidal », a dit cet élu. L’élément déclencheur des hostilités semble être lié à la mort d’un homme du HCUA, Assadeck Ag Mossa, présenté comme un officier, le 19 juillet à Kidal.

Celui-ci aurait été « assassiné » par un ou plusieurs élémént(s) du Gatia, accuse un communiqué du HCUA qui, selon un membre de la CMA, a exigé du Gatia que l’auteur du ou des tirs soit livré pour être jugé, et qu’en attendant, plus aucun élément du mouvement de El Hadj Al Gamou ne circule en armes dans la ville. Cette exigence n’ayant pas abouti, c’est dans ce contexte que les combats de jeudi sont intervenus, sans qu’il soit possible de savoir qui a tiré en premier, les deux camps se renvoyant la balle.

Pacte d’honneur

Le Gatia est membre de la coalition de mouvements armés dite Plateforme, qui soutient le gouvernement malien. Le HCUA appartient à la CMA qui contrôlait Kidal jusqu’à février, lorsqu’y sont arrivés le 2 février des centaines de membres de la Plateforme, sans violence.

Après des pourparlers, les pro-Bamako et ex-rebelles avaient affirmé être tombés d’accord pour cohabiter pacifiquement dans la ville. Leurs hommes se sont dans le passé affrontés en dépit de la signature par les deux camps, en mai-juin 2015, d’un accord de paix conclu après des mois de négociations à Alger.

Kidal : La guerre reprend entre le GATIA et le HCUA

Par Soumaila T. Diarra – Lerepublicainmali – 22 juillet 2016 à 03h

A Kidal, les armes crépitent de nouveau. Le Gatia (Plateforme) et le HCUA(CMA) qui avaient enterré la hache de guerre à Niamey le dimanche passé se sont violemment affrontés hier soir. On entendait des tirs à l’arme lourde dans toute la ville.

Plusieurs sources ont annoncé la reprise des hostilités à Kidal entre le Groupe Touareg Imghad et alliés (GATIA) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Pendant plusieurs heures, les populations sont restées terrées chez elles pendant que des hélicos survolaient la ville. La nouvelle a été très vite répandue sur les réseaux sociaux dans la journée du 21 juillet. Les deux camps qui se faisaient face à face dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas en sont venus à l’affrontement malgré un accord signé à Niamey la semaine dernière.

Déplorant l’échec du dialogue entre le GATIA et la CMA, un ressortissant de la zone soulignait la reprise des combats à Kidal. « Le feu vient de s’ouvrir à Kidal entre les deux frères (CMA-GATIA) de la même famille Toumaste… Si nos leaders ont un petit peu d’amour pour leur peuple qu’ils arrêtent immédiatement ce massacre dont le peuple touareg sera le seul et unique perdant », publiait Chodi Ag sur sa page Facebook.

Un autre ressortissant de la localité, Nak Amaghid, d’ajouter qu’aux « environs de 16h trois voitures de GATIA on fait leur rentrée dans la ville de Kidal, arrivés au beau milieu de la ville la CMA ouvre le feu sur eux ». Un témoignage étayé par le Secrétaire général du GATIA, Fahad Ag Mahmoud qui n’a pas hésité à annoncer : «les balles payés par millions de Koulouba sont en train d’être tirées sur nous».

Un cadre de la région rapportant le regret d’un jeune de Kidal a fait savoir ce qui est arrivé hier à  Kidal (affrontement fratricide) devait arriver inexorablement car les protagonistes ont versé le sang de leurs voisins, brûlé leurs cases, violé leurs femmes, enlevé leur biens. « Je crois qu’on doit payer certains de nos actes ici bas. C’est la seule justification de ces affrontements fratricides », a écrit le cadre, reprenant l’aveu du jeune Touareg apparemment éprouvé.

Le constat est que le consensus autour de la gestion de la ville de Kidal concocté par Rafini Brigi, le Premier ministre du Niger, ne satisfait pas les protagonistes de la CMA et de la Plateforme. « Il est même considéré comme un produit empoisonnée, selon un tweet d’un responsable d’un des mouvements », a souligné le cadre.

Regain de violences meurtrières dans le centre et le nord du Mali

BAMAKO (AFP) 22.07.2016 – 02:42

Conseil de sécurité autour du président malien Ibrahim Boubacar Keita, le 19 juillet 2016 à Bamako, après l’attaque du camp de Nampala – AFP

Alors que le Mali rendait jeudi hommage à 17 de ses soldats tués à Nampala (centre) dans une des récentes attaques dans la zone, des combats ont opposé à Kidal (nord) un groupe pro-gouvernemental et l’ex-rébellion, marquant un regain de violences dans ce pays instable.

Selon des habitants, les combats, qui ont cessé tard jeudi soir, avaient éclaté vers 16H30 (locales et GMT) à Kidal, où cohabitaient sans heurts depuis février la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et la Plateforme (coalition pro-gouvernementale).

Les violences impliquent des membres du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), de la Plateforme, et des hommes du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), de la CMA.

Jeudi peu avant 23H00 locales, un responsable de la CMA, Almou Ag Mohamed, a parlé à l’AFP de « beaucoup morts » dans le camp adverse et de trois ex-rebelles tués. Un habitant a de son côté parlé de 10 morts « du côté du Gatia » et cinq « côté CMA ». Aucun responsable du Gatia n’a pu être joint jusqu’à jeudi dans la nuit.

Les « combats violents » ont été confirmés dans un communiqué par la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), présente à Kidal, qui n’identifie cependant pas précisément les mouvements concernés, indiquant simplement que tous sont signataires en mai-juin 2015 d’un accord de paix avec Bamako.

« Des armes lourdes, y compris des mortiers, ont été utilisées lors des confrontations », affirme la Minusma, appelant leurs responsables « à mettre fin immédiatement aux hostilités », sans indication de bilan ou de la cause des violences.

Selon un élu local joint par l’AFP, c’est une querelle de pouvoir entre tribus touareg rivales qui a mis le feu aux poudres. Cette communauté – minoritaire au Mali mais très présente dans la région de Kidal – est représentée dans les deux camps qui se sont affrontés dans le passé puis ont enterré la hache de guerre par un « pacte d’honneur » conclu au dernier trimestre de 2015.

Les combats sont liés à « un problème de leadership entre la tribu touareg des Imghad et celle des Ifoghas pour le contrôle de Kidal », a dit cet élu, sans plus de détails.

D’après une source à la Minusma à Kidal, plusieurs civils ont quitté leurs domiciles pour se réfugier dans le camp de l’ONU dans la nuit de jeudi.

– Soldats décorés à titre posthume –

Ces combats surviennent au premier des trois jours de deuil national en mémoire de 17 soldats tués et 35 blessés mardi à Nampala, dans la région de Ségou, dans une « action terroriste coordonnée », selon le gouvernement.

L’attaque a été revendiquée par deux groupes armés, un peul, et un autre, jihadiste, le groupe malien Ansar Dine. Le camp de Nampala, proche de la frontière mauritanienne, a déjà été visé par plusieurs attaques meurtrières depuis janvier 2015.

Un hommage national aux victimes a rassemblé jeudi à Ségou, la capitale régionale, plusieurs autorités maliennes dont le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a décoré les soldats tués à titre posthume.

En plus du deuil national, les autorités maliennes ont réinstauré l’état d’urgence pour dix jours à compter de jeudi dans tout le pays. Cette mesure d’exception était en vigueur d’avril au 15 juillet dernier et n’avait pas été renouvelée à son expiration.

Elle a été rétablie parce que « en dépit des actions menées par l’Etat, la menace terroriste persiste », a indiqué le gouvernement.

Selon diverses sources, le lendemain de l’attaque de Nampala, la localité de Gathy-Loumo, dans la région de Mopti (centre), a été la cible d’hommes armés non identifiés, qui y ont brûlé des bâtiments publics: mairie, résidence du sous-préfet et une base militaire désertée par les soldats. Aucun mort ou blessé n’a cependant été signalé.

Ces attaques sont les dernières d’une série de violences contre les forces de sécurité au Mali – maliennes, de la Minusma comme de la France – depuis le déclenchement, en janvier 2013, d’une intervention militaire contre des groupes jihadistes, qui se poursuit actuellement.

Ces groupes armés – dont Ansar Dine – ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, à la faveur de la déroute de l’armée face à l’ex-rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ils ont été dispersés et en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature de l’accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Kidal: La CMA et la Plateforme déchirent les accords de Niamey

Par Aboubacar DICKO/maliweb.net –  maliweb.net –  – 22 Juil 2016

De violents combats ont opposé, jeudi 21 juillet à Kidal, le Gatia (Plateforme) et les mouvements de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), selon des sources concordantes.

Les affrontements éclatés vers 16h30 surviennent moins d’une semaine après la signature, à Niamey, d’un accord pour partager la gestion de la ville.

“C’est le chef d’Etat-major du Gatia qui quittait Tinzawaatane pour se rendre à Kidal aujourd’hui vers 17h. Arrivé à l’entrée de la ville contrôlée par des éléments du HCUA (membre de la CMA, ndlr),  le passage lui a été refusé”, affirme un combattant du Gatia dans la région de Gao.

Du côté de la CMA, on indique que c’est plutôt le Gatia qui a ouvert le feu. Cependant, des responsables civils des deux parties se refusent de tout commentaire sur le bilan. “C’est la communauté touareg qui en sort perdante“.

De sources concordantes rapportent qu’il y a eu au moins trois victimes civiles. Dans un communiqué, la Minusma “déplore vivement que ces combats aient mis en danger la population civile“.

Au moment où nous mettons sous presse, “des tirs nourris” continuent de retentir dans plusieurs localités de la région. “Il semble même que les combats se sont délocalisés au nord-ouest de la ville de Kidal“, affirme un habitant. Selon lui, les populations sont encore “terrées” chez elles.

Pourtant, il y a moins d’une semaine les deux parties avaient signé un accord à Niamey. Pour partager la gestion la ville. Sur son compte twitter, un responsable du Gatia indique que “les médicaments prescrits” dans la capitale nigérienne étaient “empoisonnés”.

A noter que les deux parties se disputent, depuis plusieurs mois, la gestion de la ville de Kidal.

Des combats en cours à Kidal

A.Diakité  – Malijet – 21 juillet 2016 à 22h

Des tirs nourris se font entendre dans la ville de Kidal. Les combats opposent le Gatia à la CMA. Selon le secrétaire général du Gatia, Fahad Ag Mahmoud, ce sont les éléments de la CMA qui ont ouvert le feu sur un convoi du Gatia qui rentrait d’une mission à Tinzawatin. Les forces du Gatia sont rentrés dans la ville par le côté Est, qui est tenu par la CMA – conformément aux accords conclus entre les deux parties sur la gestion sécuritaire de Kidal – alors que c’est le côté Ouest qui a été confié au Gatia.

Les éléments de la CMA ont immédiatement ouvert le feu, déclenchant ainsi les combats entre les deux mouvements. Les tirs sont actuellement intenses dans Kidal et les populations sont terrées chez elles.

Il faut dire que le climat était déjà tendu entre les deux mouvements qui gèrent collégialement maintenant cette ville. Ils s’y étaient affrontés violemment dans un passé récent sans mort d’homme. C’est suite à cela que la rencontre de réconciliation de Niamey a eu lieu.

Mais selon le secrétaire général du Gatia, le document de Niamey n’était pas bon. C’est ce qui a certainement justifié les affrontements entre les deux mouvements dans la ville de Kidal le mardi dernier avec un mort de chaque côté. Selon des sources bien informées, depuis la fameuse visite de Bilal Ag Achérif à Bamako, le comportement de la CMA a carrément changé vis-à-vis du Gatia à Kidal.

La CMA, dit-on, est devenue arrogante et n’hésite pas à dire à qui veut l’entendre qu’IBK lui a donné suffisamment de moyens financiers et qu’elle n’a plus peur de qui que ce soit.

 

AFFRONTEMENTS ENTRE GATIA ET HCUA : C’était prévisible

 Le Pays – Date: 21 juillet 2016

A peine signé, l’accord entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, composée notamment des Touaregs du Gatia, sur la cogestion administrative et sécuritaire de Kidal, a volé en éclats. Du moins, c’est un des enseignements qu’on peut tirer des violents affrontements qui opposent ces deux groupes armés depuis hier.

Il faut le reconnaître, la tension était montée d’un cran entre les deux groupes après la mort de deux combattants dont un de chaque côté.  En tout cas, ces affrontements étaient prévisibles étant donné que les deux camps ne se faisaient aucune confiance. La preuve en a été encore une fois donnée et on attend de voir la suite des évènements.

L’accord signé au Niger n’aura été qu’une farce

La question que nous sommes en droit de se poser est la suivante : jusqu’où iront ces deux groupes rivaux?  Sera-t-il la fin de la cohabitation ? Les jours à venir nous le diront. Pour l’instant et jusqu’à notre bouclage, les civils sont terrés chez eux et n’attendent certainement qu’un dénoument heureux de la situation.  L’un dans l’autre, ces affrontements qui n’augurent rien de bon pour le retour de la paix au Mali, dénontent de la volonté de chaque camp de contrôler en maître absolu Kidal, une « enclave » quasiment interdite d’accès aux autorités de Bamako. Pouvait-il en être autrement quand on sait qu’aucun des mouvements ne veut renoncer à ses ambitions.

Mais faire parler la poudre à la place du dialogue permettra-t-il à un des groupes d’atteindre ses objectifs ? Rien n’est moins sûr.  Même si un des groupes venait à prendre le dessus, il faudra, tôt ou tard, s’asseoir autour d’une table pour panser les plaies et sceller la réconciliation. Car comme le dit un adage, toute guerre finit autour d’une table.  Au vu de la rapidité avec laquelle, les hostilités ont repris à Kidal, l’on peut dire sans risque de se tromper que l’accord signé au Niger n’aura été qu’une farce. Le cœur n’y était pas, les acteurs l’on signé certainement par respect pour les autorités nigériennes qui auront beaucoup œuvré pour un retour définitif de la paix au Mali. Du reste, il ne serait pas exagéré d’affirmer que l’accord entre les deux groupes a été signé le sabre dans le dos.

 

 ETAT D’URGENCE AU MALI : On attend de voir les résultats

Boundi O – Le Pays – Date: 21 juillet 2016

Dire que le Mali, pays de Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), est en guerre, est un truisme. En effet, chaque jour qui passe apporte son lot de violences. Quand ce ne sont pas des hôtels ou restaurants qui sont pris pour cibles, ce sont des casernes militaires qui sont attaquées par des terroristes, tant et si bien que le pays est en passe de devenir un pandémonium.

Le dernier exemple en date a été l’attaque contre la base militaire de Nampala, du nom de cette bourgade située à 500 km de Bamako, qui, au bas mot, aura coûté la vie à 17 personnes, sans compter les blessés qui se chiffrent par dizaines. Il y a donc péril en la demeure. Et c’est peu dire. Car, face à cette situation de chaos généralisé, le gouvernement malien, sans doute à son corps défendant, a réinstauré l’état d’urgence pour, dit-on, « engager de rapides procédures sur tout le territoire national afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens ».

A contexte particulier, mesures exceptionnelles, est-on tenté de dire. On attend maintenant de voir les résultats sur le terrain. Car, faut-il le rappeler, l’état d’urgence n’est pas nouveau au Mali. Il a maintes fois été décrété et prorogé, mais il n’a jamais produit l’effet escompté. Comme si de rien n’était, les  fous d’Allah n’ont eu de cesse de frapper là où surtout on les attendait le moins, avec parfois une barbarie inouïe et caractérisée. Et comme en terrorisme, la violence a parfois plusieurs pères, on comprend pourquoi l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), dirigée par Oumar Aldjana et le Front de libération du Macina, ont vite fait de revendiquer le massacre de Nampala et ce, au moment même où le Mali tout entier honore la mémoire de ses valeureux soldats tués, à travers un deuil national de trois jours.

Le mieux serait de prendre les dispositions utiles

          C’est dire que le président IBK a encore du pain sur la planche. Il ne suffit donc pas de décréter seulement l’état d’urgence. Car, très renseigné et sachant profiter des moindres failles sécuritaires, l’ennemi ne va pas baisser les bras, surtout qu’il s’agit là d’une guerre asymétrique, où il est difficile de distinguer l’ingénieur du mal de l’homme débonnaire.

C’est donc un travail titanesque qui, non seulement, requiert de la maestria, mais aussi et surtout suffisamment de moyens afin de relever le défi sécuritaire dans un contexte sous-régional marqué par le péril djihadiste. Sans oublier que, de par son principe, l’état d’urgence lui-même a un impact psychologique sur les investisseurs étrangers qui n’hésiteront pas à prendre le large si les choses ne s’améliorent pas. Or, le Mali a été si durement éprouvé ces dernières années, qu’il a plus que jamais besoin de l’appui de ses partenaires techniques et financiers pour une véritable rédemption socio-économique. Peut-être est-ce pour cette raison que l’état d’urgence instauré a été limité dans le temps, soit dix jours, contrairement à la France où il vient d’être prolongé de six mois. Certes, il est vrai qu’il faut saluer l’hommage rendu par le président IBK aux militaires disparus, qui a décidé himself de se rendre à Ségou. Mais le mieux serait de prendre les dispositions utiles pour que plus jamais le Mali n’ait à observer un deuil national, des suites d’une attaque terroriste.

Nord du Mali : Au moins 46 auteurs présumés de crimes contre l’humanité libérés par la justice

Rassemblés par Maliki – Source :L’Indicateur du Renouveau – Posté le 22/07/2016

Dans un rapport publié en février, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) déplore l’impunité qui règne au nord du Mali : “Si les procédures engagées contre l’ex-chef putschiste de la junte militaire au pouvoir en 2012 ont avancé, les victimes des crimes commis au nord du Mali par les groupes armés rebelles, les groupes jihadistes et des exactions des forces armées maliennes n’ont pas connu d’évolution notable. Depuis 2013, les autorités maliennes ont libéré 220 personnes arrêtées en relation avec le conflit au nord (…) Selon nos organisations, au moins 46 des personnes libérées seraient des auteurs présumés de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre ou d’autres graves violations des droits humains”. “Notre pays ignore l’existence de toutes ces victimes, s’irrite Me Mariko. Rien n’est fait pour les accompagner. Nous vivons dans le règne de l’impunité”.

Tension toujours à Kidal malgré l’accord de Niamey

Un accrochage a eu lieu entre des éléments du Gatia et du HCUA mardi soir dans la ville de Kidal. Selon des sources, tout est parti d’une altercation entre des combattants des deux groupes. L’incident aurait fait au moins un mort des deux côtés. Cet incident intervient quelques jours seulement après la signature samedi à Niamey d’un arrangement entre les deux mouvements autour de la gestion de la ville. Hier, les délégations rentrées du Niger, tentaient d’apaiser la situation après une journée de mercredi ville morte puisque les habitants sont tous restés terrés chez eux et les marchés étaient également restés fermés. Tout le monde redoute une escalade de violence puisque le problème de fond, à savoir le partage de la gestion de la ville de Kidal sur le plan sécuritaire n’est pas encore réglé. Si l’accord prévoit une gestion collégiale, il reste encore à définir les modalités de mise en œuvre. En attendant toujours l’installation des autorités intérimaires.

ATAQUE CONTRE LE CAMP DE NAMPALA

Pour le Parena, “l’exécutif est débordé”

Dans un communiqué mercredi soir, le Parti pour la renaissance nationale (Parena, opposition), de l’ex-ministre Tiébilé Dramé, s’est dit préoccupé “devant la dégradation continue de la situation sécuritaire du Mali”, aux “proportions alarmantes”.

“Une trentaine de Maliens sont morts entre le 12 et le 19 juillet”, soutient le Parena, citant cinq villes et localités du Nord et du Centre, sans cependant préciser les circonstances des faits : Gao, Doro, Didi, Nampala, Kidal.

“Le Mali est en danger. De toute évidence, l’exécutif est débordé”, estime-t-il, invitant les autorités à “en tirer toutes les conséquences”.

APRES L’ATTAQUE DE LA BASE MILITAIRE DE MARDI

Des voitures suspectes aperçues à Nampala

Après l’attaque de la base militaire de Nampala, mardi, au cours de laquelle 17 soldats ont été tués, un calme précaire règne à Nampala. Mercredi après-midi, un élu de la ville a rapporté à RFI que deux véhicules suspects rodaient à la périphérie de la localité endeuillée. S’agit-il des mêmes assaillants qui ont attaqué le camp ? Ont-ils l’intention de poser des mines ?, s’interroge cet interlocuteur. Et pour rendre hommage aux militaires disparus, le président IBK s’est rendu hier à Ségou pour des funérailles nationales. Il a aussi rendu une visite aux militaires blessés ou hospitalisés.

GESTION DE KIDAL

La stratégie payante de Gamou

“En réalité, Gamou n’est pas intéressé par le poste de président du conseil régional pour les autorités intérimaires. Tout ça était plus pour mettre la pression sur la CMA afin d’amener l’égalité, entre eux, au niveau de la gestion de la ville et de sa gestion sécuritaire”, a expliqué un de ses proche du Gatia à nos confrères du Journal du Mali. Il a presque signé dimanche dernier à Niamey au Niger, un accord avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui entérine leur coprésidence pour la gestion socio-économique et sécuritaire de la ville, la mise en place des autorités intérimaires et des patrouilles mixtes conformément aux accords d’Alger. A Kidal, la nouvelle a été accueillie avec soulagement et la tension semble retomber entre les deux mouvements belligérants.

 MINUSMA: 140 policiers sénégalais en partance pour Gao

Le directeur général de la Police nationale, Oumar Maal a remis, mercredi, le drapeau national aux 140 policiers du 4e contingent “SENFPLU/2” de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nation unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

“Je reste convaincu, à l’image de vos prédécesseurs déployés dans les autres théâtres d’opération, notamment au Darfour et en République centrafricaine, que vous êtes prêts à accomplir, avec la compétence requise et dans la plus grande discipline, les missions qui vous seront dévolues pour un retour de la paix en République sœur du Mali”, leur a-t-il lancé.

Le quatrième contingent SENFPLU/2, fort de 140 éléments répartis en quatre sections, sera déployé dans la ville de Gao qui vient de sortir de manifestations ayant entraîné des pertes en vies humaines, a-t-il rappelé.

Il s’exprimait lors de la cérémonie organisée dans les locaux de l’Ecole nationale de police (ENP). Le contingent qui est ainsi en partance pour le Mali est commandé par Falilou Tall.

 

Mali : La CMA et la Plateforme du 14 Juin signent « la déclaration de Niamey »

2016-07-19 – Afn360  

La «Déclaration de Niamey» est un document soumis à l’appréciation individuelle des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad et ceux de la plateforme du 14 juin. Ladite déclaration qui promeut le retour de la sérénité à Kidal et dans le Nord-Mali en général a été signé dimanche par les deux parties.

Devant le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, Alghabass Ag Mohamed Ali et Hanoune Ag Intalla, respectivement au nom de

La CMA et de la Plateforme du 14 juin, ont apposé leur signature, nous dit-on, sur l’accord, qui a aussi été paraphé par le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture du Niger, Albadé Abouba, en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Ballal Azzouz.

Selon notre source, pour le Premier ministre Brigi Rafini, la signature de ce document consacre une entente très forte entre les deux mouvements.

«La déclaration ainsi adoptée et signée l’a été de manière consensuelle. Je me réjouis de l’engagement pris par les uns et les autres pour sa mise en àÂœuvre», a-t-il déclaré le ministre d’Etat Albadé Abouba. Non sans préciser que le contenu du document servira de déblai pour le comité de suivi des accords d’Alger.

«En attendant la mise en œuvre des dispositions pertinentes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, les parties conviennent des mesures de gestion la prise des dispositions immédiates pour faire baisser la tension à Kidal, la gestion collégiale de la sécurité à Kidal, y compris les Check points», assurent les responsables.

 

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