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La Paix commence-t-elle par Kidal ?

L’inquiétude qui prévalait hier, lorsque la nouvelle de l’entrée des troupes du Gatia dans Kidal avait été annoncé, a laissé la place à une tension amoindrie depuis que l’on en connaît les motifs.

Il s’agit d’un regroupement entre le Gatia,  force touarègue proche de Bamako, et la Coordination des mouvements armés, touaregs indépendantistes, signataires de l’accord de Paix à Alger.

Il y a quelques semaines, ces factions touarègues se sont rencontrées à Anéfis, carrefour de plusieurs routes de trafics dans le Nord et localité qui fut âprement disputée entre les deux parties.

Il semble qu’aujourd’hui les pourparlers continuent entre touareg sans que l’on sache encore si, pour parvenir à la paix, ces différents groupes vont prendre les armes pour chasser les terroristes, notamment Ançar Eddine, le groupe touareg salafiste d’Iyad Ag Ghali.

A Kidal, les armes se taisent juste le temps d’un instant entre la Gatia et la CMA

Source: Afrique sur 7 – Posté le 03/02/2016     

La Gatia, une force d’autodéfense proche de Bamako, est entrée à Kidal ce mardi 2 février. Dans le fief de l’ex-rébellion de la CMA, les frères ennemis d’hier semblent résolus à fumer le calumet de la paix.

Ce qui augurerait donc d’un retour probable de la paix au Mali, comme l’ont affirmé leurs porte-paroles à l’AFP.

La Gatia entre à Kidal sans heurts.

La Gatia est issue du grand groupe d’autodéfense, la Plateforme. Arrivés à Kidal, ce mardi 2 février, les combattants de cette milice pro-Bamako ont été bien accueillis par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). Ainsi que l’explique Ag Loudag Dag, le porte-parole de la Gatia : « Nous sommes arrivés hier et aujourd’hui à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA. Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non. »

Même son de cloche du côté de leurs hôtes du jour, si l’on se fie en tout cas aux propos de l’Honorable Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA : « C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains. »

Ce rapprochement a été matérialisé par les drapeaux de la CMA et de la Gatia qui flottaient sur les véhicules de cette force pro-gouvernementale, selon les témoignages recueillis auprès de certains éléments de la Minusma.

Loin d’être un leurre, ces forces, naguère opposées, ont mis un point d’honneur sur la nécessité d’aller à la paix. Ainsi que le souligne M. Ag Loudag Dag : « Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire. »

Mali: des hommes d’un groupe pro-Bamako sont entrés dans Kidal

Par RFI Publié le 02-02-2016 Modifié le 02-02-2016 à 22:53

Kidal, ville du nord du Mali et fief des ex-rebelles de la CMA, en septembre 2015.
© Photo MINUSMA/Marco Dormino

Des combattants pro-gouvernementaux du Gatia ont fait irruption mardi à Kidal, fief des ex-rebelles de la CMA, dans le nord du Mali. Pas d’affrontements, pas de tirs, mais depuis une situation extrêmement tendue. Cela faisait pourtant quatre mois que ces deux mouvements travaillaient ensemble à l’application de l’accord de paix et avaient fait taire les armes.

Le Gatia est entré à Kidal ce mardi matin à l’aube. Au moins une cinquantaine de pick-up chargés d’hommes en armes sont arrivés dans la ville du nord du Mali. Mais aucun affrontement n’a été signalé entre les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui contrôlent la ville – Kidal est même leur fief – et les combattants pro-Bamako du Gatia, qui étaient toujours dans la ville, mardi soir.

L’origine de cette irruption inattendue, c’est un désaccord sur la date et surtout sur les modalités du retour du Gatia dans la ville de Kidal. Des négociations avaient déjà été entamées sur le sujet entre les deux mouvements. C’est le degré d’implication, de représentation du Gatia dans les commissions de gestion de la ville qui pose problème.

Préserver le cessez-le-feu

Le Gatia a-t-il voulu montrer ses muscles pour peser sur ces négociations ou s’agit-il simplement d’un malentendu, comme l’affirment certains représentants ? En tout cas, des deux côtés, on joue l’apaisement. Cela faisait quatre mois que les deux mouvements, ennemis d’hier, s’étaient réconciliés.

C’est ce qu’il s’agit de préserver et c’est ce qu’on affirme des deux côtés : pas question de faire parler les armes, les discussions se poursuivent pour trouver une issue pacifique à la situation.

 Mali: un groupe pro-gouvernemental entre sans heurts dans un bastion rebelle

2 février 2016

Des centaines de membres d’un groupe armé pro-gouvernemental malien sont entrés sans violence à Kidal, bastion de l’ex-rébellion dans le nord-est du pays, ont annoncé mardi les deux parties, assurant agir en bonne intelligence.

« Nous sommes arrivés hier (lundi) et aujourd’hui (mardi) à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA » (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion), a déclaré à l’AFP Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), composante de la « Plateforme », coalition de groupes soutenant le gouvernement.

« Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non », a précisé M. Ag Loudag Dag.

« C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains », a confirmé à l’AFP le député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA.

Le général El Hadj Ag Gamou, un officier touareg loyaliste de l’armée, réputé proche du Gatia, figure parmi les personnes entrées à Kidal, selon des témoins.

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d’autre, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature d’un accord de paix en mai-juin entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion.

Mais ils ont cessé depuis la conclusion de « pactes d’honneur » entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

« Nous sommes très contents. C’est la paix que nous voulons et c’est la paix qui arrive », a confié un témoin, joint par téléphone de Bamako.

Une source proche de la mission de l’ONU (Minusma) à Kidal a affirmé à l’AFP avoir vu mardi des drapeaux de la CMA et du Gatia, brandis ou hissés sur des véhicules.

« Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire », a souligné M. Ag Loudag Dag.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 Mali – Urgent : Le Général Gamou vient de rentrer à Kidal avec une centaine de vehicules

(c) maliactu.net – 2 février 2016

Et si le Gattia avait joué la provocation…

Des centaines de membres d’un groupe armé pro-gouvernemental malien sont entrés sans violence à Kidal, bastion de l’ex-rébellion dans le nord-est du pays, ont annoncé mardi les deux parties, assurant agir en bonne intelligence.

« Nous sommes arrivés hier (lundi) et aujourd’hui (mardi) à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA » (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion), a déclaré à maliactu.net Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), composante de la « Plateforme », coalition de groupes soutenant le gouvernement.

« Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non », a précisé M. Ag Loudag Dag.

« C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains », a confirmé à maliactu.net le député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA.

Le général El Hadj Ag Gamou, un officier touareg loyaliste de l’armée, réputé proche du Gatia, figure parmi les personnes entrées à Kidal, selon des témoins.

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d’autre, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature d’un accord de paix en mai-juin entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion.

Mais ils ont cessé depuis la conclusion de « pactes d’honneur » entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

« Nous sommes très contents. C’est la paix que nous voulons et c’est la paix qui arrive », a confié un témoin, joint par téléphone de Bamako.

Une source proche de la mission de l’ONU (Minusma) à Kidal a affirmé à maliactu.net avoir vu mardi des drapeaux de la CMA et du Gatia, brandis ou hissés sur des véhicules.

« Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire », a souligné M. Ag Loudag Dag.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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