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Une stratégie face au terrorisme

by sur 2 juillet 2016

Lutte contre le terrorisme : une stratégie nationale en gestation

Par B. COULIBALY – l’Essor – 29 Juin 2016  

La participation des acteurs des régions du Nord et du Sud garantit l’élaboration d’une approche basée sur les réalités du pays

L’extrémisme violent est un phénomène devenue une triste réalité dans le monde en témoigne les attaques terroristes et les crimes transfrontaliers qui n’épargnent malheureusement aucun pays.

Comment prévenir ce phénomène ? Comment coordonner et harmoniser les synergies en la matière ? Ou encore comment éviter que les couches dites vulnérables ne versent dans le radicalisme religieux ? Ces questions, entre autres, trouveront certainement leurs réponses au cœur de l’atelier de consultation national pour l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme qui se tient depuis hier au Centre international de conférences de Bamako.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, en présence de la représentante résidente du PNUD au Mali, Mme M’Baranga Gasarabwe, et de l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Paul Folmsbee.

La présente rencontre marque le départ du processus d’élaboration de la stratégie nationale de prévention contre la violence extrémiste et le terrorisme dans notre pays. Le document sera disponible en septembre.

Cette session a pour objectifs spécifiques de permettre aux participants composés des forces vives de la nation de faire des propositions d’éléments pour la rédaction de la stratégie nationale de lutte antiterroriste et de prévention de l’extrémisme violent. Ils vont également proposer un dispositif unique de coordination des actions de l’Etat, proposer les activités concrètes pour le plan d’action de la stratégie et les mesures d’accompagnement pour la mise en œuvre de la stratégie et des propositions approuvées.

« Les questions relatives à l’extrémisme violent et au terrorisme sont des problématiques mondiales qui compromettent la paix, la sécurité, l’exercice des droits humains et le développement, et aucun pays ni aucune région n’est à l’abri de ses effets », a commenté Paul Folmsbee.  Pour lui, il est donc primordial que tous les pays se dotent de stratégies et de plans d’actions efficaces pour y faire face.

« Je me réjouis chaleureusement de cette initiative du gouvernement malien qui à travers la présente consultation nationale compte élaborer sa stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme pour septembre 2016. La participation des acteurs de l’ensemble des régions du Nord et du Sud garantit l’élaboration d’une stratégie basée sur les réalités du pays », a indiqué Paul Folmsbee.

Mme M’Baranga Gasarabwe a expliqué que l’ampleur du phénomène de la violence extrémiste peut avoir des implications sur la stabilité des pays affectés et compromettre les efforts de développement économique et social par les gouvernements. Elle a salué les efforts déployés par le gouvernement en mettant la lutte contre le fléau au cœur de la politique nationale.

A travers son programme régional de prévention et réponse à l’extrémisme violent qui couvrent 12 pays, le PNUD entend mettre l’accent sur l’approche régionale s’appuyant sur la donnée transfrontalière et les dynamiques sous régionales pour contrer l’extrémisme violent et la radicalisation.

« La réflexion sur l’extrémisme violent ou la radicalisation ne doit pas être réduite au seul prisme de la religion. La mise en exergue d’autres marqueurs de l’identité peut revêtir une importance déterminante. Je pense à l’appartenance ethnique, à l’appartenance politique ou encore au nationalisme », a indiqué la représentante résidente du PNUD au Mali. Pour elle, le présent exercice permettra au système des Nations unies d’identifier des points d’entrées pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de recherches des solutions adéquates aux enjeux et leur mise en application.
Avec un taux de croissance de la population de 3,6%, un des plus élevés en Afrique, le Mali fait face à des défis importants pour prendre en charge les préoccupations de la jeunesse. Dans le nord du pays la marginalisation économique et le manque d’emplois et d’opportunités économiques peuvent contribuer au recrutement des jeunes et d’autres segments de la population dans les mouvements rebelles, extrémistes et terrorismes, a estimé M’Baranga Gasarabwe.

« Depuis quelques années, la problématique de l’extrémisme violent a atteint des proportions inquiétantes dans plusieurs Etats particulièrement dans ceux de la région sahélo-saharienne, où nous assistons à la prolifération du nombre de mouvements politico-religieux qui posent des actes violents, troublant l’ordre public, déstabilisant les institutions étatiques et entrainant des pertes en vies humaines et des dégâts économiques », a indiqué Abdoulaye Diop. Pour le chef de la diplomatie, chaque pays doit réfléchir à une stratégie spécifique qui prend en compte les spécificités des terroirs pour combattre l’extrémisme violent et gagner la bataille de la paix sociale et du développement harmonieux.

L’atelier qui durera trois jours, est financé par l’ambassade des Etats-Unis à travers le projet d’appui à la cohésion communautaire et les opportunités de réconciliation et de développement (ACCORD) et le PNUD.

 

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